Rob. Ardigô, Opère filosofiche^ ii. Padova, 1884, p
INTRODUCTION
de Strasbourg, mort il y a peu de temps, représente lui aussi un positivisme particulier. Il est assez heureux pour découvrir , sur un terrain entièrement neutre, le véritable père du positivisme dans la personne d'un précurseur de Platon, le philosophe Protagoras *. Pour amener une si grave découverte, on a dû évidemment recourir à toutes les ressources de la philologie. Il fallait, tout d'abord, du faux Protagoras que Platon met en scène dans ses écrits, dégager péniblement le vrai Protagoras et le reconstituer avec intelligence. Fort de sa trouvaille, Laas put apprendre à l'univers étonné que le positivisme, le dernier mot de la philosophie, est en même temps la plus vieille de toutes les philosophies, plus vieille même que les doctrines vénérables de Platon et d'Aristote. Il rend, du reste, volontiers au français A, Comte cette justice de reconnaître que le nom de positivisme a été créé par lui 2, etc.
Entre ces divers systèmes, lequel constitue cette
\. Ernest Laas, Idealismus und Posilivisrnus, 1« part. Berlin, 1883 ; p. 189; et Neuere Untersuchungen iiber Protagoras, dans la Revue trimestrielle de philosophie scientifique publiée par Avenarius, 1884, pp. 479 et suiv. — Nous devons remarquer d'ailleurs que déjà en 1879, Flint avait soutenu la même opinion, dans les Antilheistic Théories^ 2«édit., p. 177.