‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 24 sur 181 · Revue Occidentale, janvier 1886, pp · texte numérisé non relu

Revue Occidentale, janvier 1886, pp

pour la quatrième leçon, ils trouvèrent la maison fermée et les fenêtres closes. On leur apprit que le jeune professeur était malade. En réalité, Aug. Comte était atteint de folie furieuse.

19. — Causes de la folie. — Dans le récit de cet événement, on reconnaît sans peine à quel point de vue opposé les deux biographes du philosophe se sont placés. D'après Robinet, c'est le chagrin domestique qui a été la principale cause de ce malheur; d'après Litlré, la conduite de Madame Comte, en cette circonstance, a été au dessus de tout éloge et les plaintes de Comte sont d'une injustice absolue. D'après de récentes communications*, la vérité est entre ces deux extrêmes. Assurément, comme les deux biographes le rappellent, la contention d'esprit n'a pas été étrangère à la maladie. Toutes les fois qu'Aug. Comte entreprenait une œuvre, son esprit se surexcitait d'une façon extraordinaire, qui tenait à sa manière de composer. Avant de rien écrire, avant de rien exposer, il fallait qu'il €ût profondément médité tout le sujet. Ce premier travail terminé, il écrivait tout d'une haleine, sans avoir besoin de faire ensuite une seule correction 2. H travaillait si rapidement, que l'imprimeur ne put jamais le suivre. On rap-

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