‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 25 sur 181 · Revue Occidentale; mai 1889, pp. 306, et suiv · texte numérisé non relu

Revue Occidentale; mai 1889, pp. 306, et suiv

«■ Il

porte que, déjà avant de rédiger le fameux livre de 1822, il resta longtemps sans lire, sans écrire,, et même sans parler ; qu'il chassait le sommeil en buvant du café très fort et passait les nuits entières à méditer*. Il passa par une crise semblable, quand il s'agit de préparer son Sijstème de politique positive (1844), publié plus tard en quatre volumes^. Qu'une pareille surexcitation d'esprit se soit produite au commencement du Cours de philosophie positive, il n'y a là rien d'étonnant, d'autant que le jeune philosophe était vivement impressionné à la pensée d'affronter le jugement d'un auditoire d'élite. Sa surex-citation était encore accrue par les luttes qu'il avait alors à soutenir avec les saint-simoniens.

Bien que ces diverses circonstances aient pu contribuer à amener la folie, il semble cependant que des chagrins domestiques furent la cause déterminante de la catastrophe, ainsi que Robinet l'affirme. Comte avait exigé de sa femme, sous la foi du serment, qu'elle cesserait tout rapport avec Cerclet, son ancien amant. II crut découvrir que, malgré la promesse faite, elle continuait à lui écrire et entretenait des relations avec lui. Que le soupçon fût fondé ou non,.

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