‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 31 sur 181 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

AUTRES ASPIRATIONS DE COMTE A CETTE ÉPOQUE ; ÉVÉNEMENTS DIVERS (1824-1842).

La Réoolution de Juillet (1830) causa d'abord une grande joie à Aug. Comte. Il avait espéré que Louis-Philippe se contenterait d'être le Président de la République française et commencerait les réformes qu'il proposait dès lors : suppression du budget de l'instruction publique et des cultes, suppression de l'armée permanente, autonomie des communes. Mais Louis- Philippe s'étant fait proclamer roi des Français, la déception du philosophe fut amère.

24. — Trois jours de prison. — Peu après 1830, Aug. Comte eut un démêlé avec l'autorilé. Il refusait d'entrer dans la garde nationale. Tout prêt, disait-il, à protéger l'ordre public, il ne pouvait absolument pas, en sa qualité de républicain convaincu, s'engager à défendre un gouvernement qu'il ne manquerait point d'attaquer s'il était homme d'action. Ce refus lui valut la prison. En vue de sa détention, il s'appro vision-

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na d'encre, de papier et d'une grande quantité de livres. Il se trouva si bien de son nouveau logis, qu'il fut presque désappointé lorsque, trois jours après, on le congédia de cet asile hospitalier. Le gouvernement laissa tomber l'affaire, craignant qu'elle ne fit du bruit si on la poursuivait.

25. — Comte, avocat de Marrast. — Comte, cependant, réprouvait les tentatives révolutionnaires des républicains, dont l'idéal était une liberté sans frein en toutes choses. Il est vrai qu'en 1835, dans le grand procès qui suivit Témeute de Lyon et de Paris, il se laissa entraîner avec Armand Carrel à défendre devant les tribunaux Armand Marrast, rédacteur de la. Tribune, compromis dans l'affaire. Mais, depuis, il abandonna irrévocablement le parti.

26. — L'association polytechnique. — Le cours d'astronomie. — De plus en plus convaincu que le moyen d'arriver au but n'était pas de bouleverser et de révolutionner, mais de régénérer l'esprit des masses, il avait fondé en 1830, avec quelques amis, une institution qui subsiste encore aujourd'hui : V Association polytechnique, dont l'objet est l'enseignement du peuple par des cours publics et gratuits. Luimôme se chargea d'un Cours d'astronomie qu'il continua jusqu'en 1848. En traitant de « Tunique science qui fût déjà entièrement positive », il

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