Id. Ibid., p
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pas d'un certain charme, en dépit de la pédanterie qu'on y rencontre souvent.
Lonchampt fait cette observation: «L'auteur pense tout haut, sans song^er au lecteur. Aussi est-ce moins un traité, qu'une sorte de confession intellectuelle». Il ajoute que les œuvres de Comte resteront « partout et de tout temps réservées à un très petit nombre d'esprits d'élite » *.
De fait, il faut une patience éprouvée pour se plonger dans cet océan de mots, pour aborder ces leçons qui ont souvent de cent à trois cents pages, sans que rien vienne faciliter au lecteur son travail et lui épargner une perte de temps. Précisément à cause des difficultés que présente la lecture du Cours de phiiosophw positive, on a publié des résumés de l'ouvrage et des éditions abrégées. Dans l'exposition que nous allons faire de cette doctrine, nous croyons cependant devoir, pour plus d'exactitude scientifique, nous en référer à l'œuvre originale. Afin de rendre les recherches plus faciles, nous indiquerons le volume et la page d'où nous tirons nos citations. Nous renvoyons toujours à la première édition et à la seconde. Pour cette dernière, la page sera désignée par un chiffre mis entre crochets. — La première édition du Cours de philosophie positioe (1830-1842), a paru chez Bachelier
i. Revue Occidentale^ juillet 1889, p. 24.
(Quai St-Augustin, 55); la seconde a été publiée en 1864 chez Baillière et fils (rue Hautefeuille, 19), parE. Littré, après la mort de l'auteur. Elle ne diffère de la première que par l'addition d'une préface de cinquante pages et d'une table analytique de trente cinq pages. — La préface de Littré et les deux leçons préliminaires du Cours de philosophie positive ont été tirées à part sous le titre de Principes de philosophie positive (Paris, Baillière, 1868).
Nous exposerons tout d'abord les principes fondamentaux de la «philosophie positive»: puis nous en suivrons le développement dans le Cours, autant qu'il est nécessaire pour donner une idée parfaitement claire d'une œuvre si vantée.