‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 5 sur 181 · Ibid., 1889, février, pp · texte numérisé non relu

Ibid., 1889, février, pp

2. Lay Sermons, Essays and Rcvieios, p. 125 : are essentially questions af lunar politics... not worth of the attention of man who hâve work to do in the world.

3. Ingersoll, iVor^Tiamericaniîevicî^, 1889, avril, pp. 414 et ss.

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<?ais. Mais Lewes, Littré et Harrison ont catégoriquement rejeté leurs prétentions.

Dans son Histoire de la philosophie, la plus importante qui ait paru en Angleterre, Lewes écrit: « Il est possible que, sur quelques points importants, Spencer s'écarte de la philosophie de Comte. Mais la philosophie positive, prise dans son ensemble, n'en reste pas moins intacte - absolument comme la biologie, en tant que système, n'est en rien atteinte par la théorie des cellules de Schwann ou par la découverte des courants musculaires de Du Bois Reymond. Comie a fondé cette philosophie, comme Bichat a fondé la biologie. Ceux qui viennent après eux peuvent assurément renverser peu à peu un certain nombre d'idées provisoires qui concouraient d abord à établir le système : mais la méthode et le système lui-même ne changent point pour cela. Spencer, on ne saurait le contester, est un positiviste alors môme qu'il se défend de passer pour le disciple de Comte. Son but est identique à celui de la philosophie positive: ramener, au moyen de la méthode positive, les plus hautes généralisations de la science à un tout harmonieux»* etc..

Littré réfute de la môme manière Leslie Stephen qui, dans un article de la Fortnightly Re-

i' History of Philosophy, t. ii, Conclusion.

INTRODUCTION

view, saluait en Spencer le porte-drapeau de la philosophie positiviste-agnostique. « M. Leslie Stephen », dit-il, «proclame M. Herbert Spencer le prophète de l'incognoscible, le représentant le plus avancé de l'agnosticisme. Cela est parfaitement mérité, et je n'élève aucune réclamation contre l'éloge. Seulement j'ajouterai que, si on veut penser que M. Herbert Spencer y serait parvenu de lui-même et par le seul enchaînement de ses conceptions, rien ne s'y oppose, mais à la condition de reconnaître que quarante ans avant M. H. Spencer, M, Comte, en éliminant rigoureusement Vabsolu de toutes nos conceptions, avait posé le principe de ce qu'on nomme aujourd'hui en Angleterre agnosticisme. Je ne regrette point qu'une même idée se manifeste sous un nouveau nom ; mais je tiens énergiquement à rappeler le rôle extérieur et dominant de M. Comte dans tout ce qui se rapporte aux doctrines positives : ce qu'on est trop porté à oublier aussi bien en France qu'en Angleterre » *.

En réponse à Spencer lui-même, qui prétendait ne connaître A. Comte que par des ouï-dire, Harrison établit que Spencer vivait en étroite communication d'idées avec Lewes et Georges Elliot, deux partisans enthousiastes de Comte, et qu'il s'est approprié ainsi, inconsciemment peut-

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