‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 92 sur 181 · I. CAUSES DE l'évolution PHILOSOPHIQUE DE COMTE · texte numérisé non relu

I. CAUSES DE l'évolution PHILOSOPHIQUE DE COMTE

plus indulgent des poètes a associé ces idées : Turpe senex miles; turpe senUis amor » *.

92. — Jugement d'après la Correspondance. ^ En réalité, quand on lit la Correspondance que le philosophe met tout entière sous nos yeux et d'après laquelle il veut qu'on le juge, l'amour d'Aug. Comte pour Clotilde de Vaux nous apparaît comme la caricature du beau et du noble. Quoique plusieurs fois énergiquement repoussé. Comte se montre importun et exigeant dans son affection pour Clotilde 2. A diverses reprises, il laisse paraître l'intention de l'épouser. C'est une consolation pour lui de penser que Clotilde, sur son lit de mort, lui a témoigné le regret de n'avoir pas été plus condescendante ^, etc. Les choses, du reste, n'en sont pas venues à la dernière extrémité. Nous ne voulons pas non plus prétendre que dans ses rapports avec Clotilde, Aug. Comte n'ait point cherché tout d'abord la formation et le développement de ce qu'il appelle, d'après sa théorie naturaliste, les nobles sentiments. Mais l'expérience qu'il a faite lui-même de la force de cette passion * et dont nous retrouvons l'écho dans sa Correspondance, prouve

i. Revue philosophique, dirigée par Th. Ribot, 1887^

II, p. 67.

Page 1