‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 93 sur 181 · Ibid., pp. 264, 273, 384, 413, 420, etc · texte numérisé non relu

Ibid., pp. 264, 273, 384, 413, 420, etc

2i8 PÉRIODE DE LA (( POLITIQUE POSITIVE ))

bien que cette formation et ce développement^ il les cherchait par de mauvais moyens, d'une manière que la morale ne peut admettre. L' « effusion » suivante , que le philosophe récitait chaque soir, nous révèle comment il comprenait « FinQuence affective » exercée sur lui par Clotilde. Nous citons, pour donner au lecteur une idée de ces compositions à la fois d'une exaltation romanesque et d'un aride pédantisme : « Sous ta puissante invocation, la plus douloureuse crise de ma vie intime m a finalement rendu meilleur, à tous égards, en développant, quoique seul, les saints germes dont je dus surtout à toi révolution tardive, mais décisive. L'âge des passions privées fut alors passé pour moi : pouvaitil plus dignement finir? Je dus depuis me livrer exclusivement à Téminente passion qui, dès mon adolescence, a toujours voué ma vie au service fondamental de THumanité. Poursuivant ma sublime mission, je dois constamment bénir ta salutaire influence, qui ne pourra jamais cesser de présider à mon principal perfectionnement. La prépondérance systématique de lamour universel, graduellement émanée de ma philosophie, n'aurait pu sans toi me devenir assez familière, malgré l'heureuse préparation déjà résultée de l'essor spontané de mes goûts esthétiques. Mes intimes satisfactions ne durent dès lors provenir que d'un culte assidu des purs et nobles souvenirs

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