‹ Auguste Marceau, capitaine de Frégate, commandant de l'Arche d'allianceChapitre 110 sur 178 · LIVRE II. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE VI

« 27 mars. — Il y a eu quelque chose d"humain « dans mes politesses vis-à-vis de Madame N.... « J'ai été humilié de ma faute, ei j'ai récité les « sept psaumes de la pénitence. »

« 28 avril. — Sortant du bord et passant à VA- « mirai, j'ai voulu conserver les voiles , malgré a l'injonction du factionnaire ; j'ai donné un « exemple de désobéissance à mes matelots. J'é- « tais gonflé d'orgueil. »

« 13 septembre 1842. — Me préparant à aller o à Lorient, pour faire les épreuves au sujet du « yacht, j'ai laissé percer des espérances de dé- « sappointement pour l'ingénieur. J'espère pour- « tant dans le fond de mon cœur, que c'est sans « amertume contre lui, mais uniquement dans le « désir d'accomplir mon devoir. »

a 14 septembre. — Je suis allé me confesser, o avant de communier. Dieu veuille que les larmes « que j'ai répandues aient été agréables à Dieu! « — j'ai parlé avec trop de liberté des défauts « du yacht. — J'ai mis quelque vanité à faire sa- « voir que j'ai étudié la machine. »

« 15 septembre 1842. — J'ai été mal avec le « lieutenant, en ne lui faisant pas compliment de « la tenue du navire. — J'ai été très-ennuyé tout « le temps du dîner de ne pouvoir parler de Dieu. « La conversation a fini cependant par y être a amenée le soir; j'ai parlé, mais sans avoir au- « paravant demandé à la Très-Sainte-Vierge de

« donneràma parole la force de lapersuasion. » (Il s'adresse d'autres fois le môme reproche à ce sujet.)

« 18 septembre. — A dîner je me suis trouvé « jouer le Pharisien. »

« 19 septembre. — Je me suis laissé aller hier « à lire à un officier quelques passages de mon « rapport. Un peu d'orgueil en parlant de toutes « les difficultés survenues depuis un an, au sujet « du yacht. — Ce soir j'ai travaillé un peu à mon « rapport à ce sujet. Je tâche de n'être pas la dupe a du démon, mais de ne rien faire que dans l'es- « prit de Dieu ! »

« 24 septembre. — J'ai été raide dans la Comte mission. Je dois remercier Dieu de ce que je « n'ai pas été pire. Qu'aurais-je fait sans son se- « cours? »

« 26 septembre 1842. — J'oublie trop facile- « ment que j'ai eu le bonheur de me nourrir, ce « matin, de la chair de Jésus, et que je suis tou- « jours en présence de Dieu. »

« 3 octobre 1842. — J'ai par moments oublié « tout à fait la présence de Dieu. »

a 7 octobre 1842. — Demain il y aura un an « que je me nourris du corps de Jésus-Christ!... a Ai-je profité de cette divine nourriture? Hélas ! « hélas ! que je suis loin de ce que je devrais être « après tant de grâces reçues ! Mon Dieu ! mon a Dieu! ayez pitié de moi! »

« 12 octobre. — J'ai été pris par un homme qui

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