‹ Auguste Marceau, capitaine de Frégate, commandant de l'Arche d'allianceChapitre 24 sur 178 · LIVRE II. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE I

« avait reçu une éducation chrétienne, soit dans « sa famille, soit dans les écoles qu'il avait frète quentées. — Non, me répondit-il. — Hé quoi! « lui dis-je, vous ne connaissez pas notre reli- « gion ; vous ne la connaissez que par les atta- « ques et les sarcasmes dont elle est l'objet, « et cela vous suffît pour la juger! Un homme « comme vous, intelligent, loyal, qui ne désire « que la vérité, peut-il procéder aussi légèrement « et condamner ce qu'il n'a pas sérieusement « examiné? Il y a, continuai-je, un fait énorme «. qui doit vous frapper : c'est que notre relift gion n'est pas comme ces systèmes humains, « nés d'hier, et dont personne ne peut dire que « la vie sera longue. Notre religion date de « dix -huit cents ans; elle a paru à une époque où « l'esprit humain était fort exercé aux questions « métaphysiques. Elle s'est répandue partout; des « hommes distingués, dans tous les genres, dans « tous les pays, dans tous les siècles, s'en sont déce clarés les fidèles disciples ; elle dure, malgré les « attaques dont elle ne cesse d'être l'objet; il faut « donc qu'elle soit douée d'une grande force, et « qu'elle présente autre chose à notre croyance « qu'un ramassis de fables ridicules et de prati- « ques plus ridicules encore. Il me semble que

son caractère. Dès qu'elle cesse de nier, elle plaisante et elle insulte. (De Maistre.) — L'insulte est le grand signe de l'erreur. (Le même.)

« cette question est digne des investigations d'un « esprit comme le vôtre, et qu'avant de la con- « damner, il est de toute justice que vous l'étu- « diiez.

— « Ceci est juste, me répondit-il, mais où et « comment l'étudier?

— « Cette question est immense, lui répondis- « je, et les livres ne manquent pas; mais ne sait chant moi-même de ma religion que tout juste « ce qu'il m'en faut pour mes besoins person- « nels , je suis fort embarrassé pour vous indiquer « les sources où il convient que vous puisiez. Ce- « pendant, afin que vous preniez d'abord une idée « générale, bien que légère, de la question, je vais <( vous nommer un ouvrage , écrit par un laïque , « et que vous pouvez considérer comme un de « ces sommaires placés en tête des chapitres « d'un livre pour en faire saisir d'un coup d'œil « le contenu, mais sans entrer dans aucun détail ; « l'ouvrage est très-court, vous pouvez le lire « sans fatigue et sans ennui : car le style en est « concis et animé. Faites grâce seulement à l'au- « teur de la verve avec laquelle il n'a pu s'em- « pêcher de flageller les antagonistes de notre « religion : ce livre c'est : Le Christ devant le siè* « de. Une fois que vous l'aurez lu, si la question « vous intéresse et vous paraît mériter quelque « attention, alors ne craignez pas d'aller trouver « un prêtre , qui vous dirigera dans le choix de

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