‹ Auguste Marceau, capitaine de Frégate, commandant de l'Arche d'allianceChapitre 80 sur 178 · livre il — chapitre iv · texte numérisé non relu

livre il — chapitre iv

dans les maisons vouées à la perfection, de pieuses femmes, de saints religieux, de bons prêtres, de vertueux jeunes gens, émus, confus à la vue de ce soldat, resserrent les liens qui les attachent au Seigneur, de différents côtés on nous apprend que les pages qui reproduisent Marceau (car nous n'avons point d'autre mérite que d'être fidèle) ébranlent les âmes. Un officier converti, qui multiplie son ancien camarade et le fait prêcher, après sa mort, partout où il peut l'introduire, écrivait , « Notre ami a assez de chaleur pour réchauffez « les tièdes et même les plus dévots; mais c'est « surtout chez les pécheurs, chez les plus scan- « daleux, qu'il faut que Marceau pénètre. C'est a pour eux surtout que Dieu lui avait donné sa « face de fer, sa voix vibrante, ces réponses si 1 brèves et si écrasantes, qu'au café, à bord ou « ailleurs, il me faisait plutôt l'effet d'un marteau « qui aplatit que d'un homme qui discourt. » Le mot de cet officier nous rappelle un passage des Écritures : « Sa parole est de feu et brûle comme «^une torche enflammée ; elle est comme un mar- 0 teau qui brise la pierre. »

« Je ne connais pas de plus beau modèle à proe poser aux jeunes gens de notre maison, » disait un des plus vénérables jésuites du célèbre collège de Vannes.

Un autre de ces religieux citait le saint commandant dans une des grandes chaires de France.

« Quel chrétien énergique ! » s'écrie-t-on de toutes parts. Et encore : « Voici un homme de la « primitive Église avec l'énergie des apôtres ! « Qu'on ne se plaigne plus de l'abaissement des « caractères. »

Un commandant, sur la poitrine duquel brillent trois décorations, écrivait le 29 avril 1860 : « Je n'avais connu que l'ancien Marceau. Le nou* « veau laisse loin, bien loin de lui, celui que j'a- « vais eu pour camarade. J'ai lu, relu, admiré. « Ce que peut la foi est vraiment sans limites. Il « ne fallait rien moins que cela pour vaincre un « tel caractère... Je n'implorerai pas en vain son « intercession pour devenir meilleur. C'est un « saint.... Je me suis mis à lire des ouvrages sur « la religion... mes yeux s'ouvrent.... je me crois « déjà un nouvel homme... Je commence à pen- « ser sérieusement que les prêtres sont dans le « vrai... Mais je ne m'avoue que tout bas ce que « j'écris là... J'aurais besoin d'un coup d'épaule « pour sortir du bourbier ! » Quelques mois après il s'approchait du tribunal de la pénitence et de la sainte table.

« Jamais aucune vie de saint, écrivait un prêtre « d'Agen, ne m'a fait autant d'impression que la a vie de Marceau. Cette lecture sera une date mé- « morable, une nouvelle ère pour moi... Le livre « qui le reproduit est vraiment pour mon âme le « livre de la grâce. Oh ! que de fois j'ai versé des

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