‹ Auguste Ravier, peintre, MDCCXIV-MDCCXCVChapitre 21 sur 32 · MAIRE DE MALAKOFF · texte numérisé non relu

MAIRE DE MALAKOFF

Mesdames, Messieurs,

Bn celle douloureuse circonstance, ce n'est ni à ^yl’incomparable artiste, ni au maître incontesté de la médaille que fut Ponscarme, que j’ai voulu apporter l’hommage de mon respect, car sa mémoire comme ses œuvres sont impérissables, c’est simplement à l’ami dont le cœur élail grand, au citoyen dont la vie fut toute d’honneur et de dévouement que je désire adresser l’adieu suprême.

La poignante émotion qui m’étreint, en accomplissant ce devoir si pénible, a sa répercussion dans le cœur de tous les amis, connus et inconnus, qui ont tenu à venir accompagner au champ de repos la dépouille mortelle de l’homme illustre dont nous déplorons la perte.

Ponscarme était venu se fixer parmi nous alors que la commune de Malakolf venait de naître et, avec la générosité qui était la caractéristique de sa nature chevaleresque, il mit aussitôt à la disposition de ses concitoyens son énergie, ses hautes connaissances et la bonne volonté qui l’animait de se rendre utile à tous.

Il n’est pas une œuvre de bienfaisance, de solidarité ou d’instruction dans notre ville qui n’ait compté Ponscarme au nombre de ses membres fondateurs.

C’est ainsi qu’il fut pendant de longues années administrateur du Bureau de Bienfaisance, de la Caisse des Ecoles, de la Bibliothèque communale, membre honoraire des Sociétés

municipales, président de la Société de secours mutuels et que la reconnaissance de ses concitoyens, comme aussi la confiance que ses qualités d’administrateur leur inspiraient, le firent nommer conseiller municipal en 1878. Son mandat lui fut renouvelé en 189G, et ce fut avec un réel chagrin que le corps électoral le vit abandonner les luttes politiques, que son âge et surtout l’état de sa santé ne lui permettaient plus de suivre.

Ponscarme laissera après lui, avec d’unanimes regrets, le souvenir d’un homme de bien, d’un caractère honnête et droit, d’un cœur accessible et bienveillant à toutes les misères humaines, et c’est à ce titre surtout que je le salue.

J’adresse à sa famille éplorée, en mon nom personnel, au nom du Conseil municipal de Malakoff, l’hommage de ma respectueuse sympathie, et à toi, Ponscarme, cher et dévoué ami, je te dis : Adieu !

DISCOURS

Prononcé par M. BOTTÉE

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