PAPAS E NS EERB EAU
Rodin n'a point chez lui que des antiques.
Dans la salle à manger d'une sobre élégance, vert clair et vert pâle, où le maître aime inviter ses amis, la table porte au centre, dans les fleurs, un beau torse grec; mais au mur un grand tableau sans cadre empli d'études de nymphes,
cest de Falguière ce sculpteur doué de grâce,
qu'on lui opposa, qui devint son ami, et que
l'influence de Rodin ramenait dans ses dernières
années, à ses qualités foncières, à l'étude de la nature et rapprochait des promesses heureuses de ses débuts. Il a des Carrière, il a un admirable
gnit ce peintre ro-
Le
portrait de lui-même que pei buste, Alphonse Legros, il a de van Gogh ce beau portrait du père Tanguy, le vieux marchand de couleurs que Cézanne ou Guillaumin payaient le plus souvent avec de la peinture, et qui faisait honnêtement un tout petit commerce de tableaux. On sent chez Rodin de très vives sympathies pour d’autres formules d’art que la sienne. Il n’est point éclectique, il est large — il est admirablement informé de toute la vie artiste et littéraire de son temps, mais l'essence même de son être, l'impression principale qu'il fournit c'est celle de
la force féconde et normale, de l’engendrement
continu, logique, et sans fièvre d'une œuvre énorme