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le détail desquelles nous n'entrerons pas : le mercure agirait mécaniquement par les particules rondes dont il serait constitué.
Belloste pense, comme beaucoup d'autres, que Ja salivation est le résultat de l'élimination par la bouche du virus vénérien ; accumulé en différentes parties du corps. Il estime toutefois qu'il est préférable de rechercher un autre émonchoire « c’est dit-il, profaner la bouche que de l’assujettir à une fonction si rebutante, si humiliante, en un mot si indigne d'elle.
I semble qu’il est plus raisonnable et plus naturel de lui substituer un emonctoire, que la nature a destiné pour le plus vil et le plus abject des emplois .» (Tome IT, Page 107). |
Belloste est d'avis que le mercure pris par la bouche a une action très manifeste sur les vers intestinaux. Ici, il fait intervenir une action toxique et non plus mécanique.
Se basant sur une théorie, qui voulait que la peste fut causée par des vers ou des semences de vers, l’auteur du « Chrurgien d'Hôpital » préconise le mercure dans cette dernière maladie ; il conseille aussi, d'en porter sur soi, comme on porte une amulette ; dans ce cas, le mercure aurait une action préservatrice, il créerait autour du corps une atmosphère peu favorable au virus pestilentiel.
Il faut croire, quoique Belloste eut porté du mercure, sur lui durant toute son existence, qu'il n'était pas absolument convaincu de cette action prophylactique, puisqu’à la page 88 (tome Il), il dit :
« Je ne laisserois pas d'employer l’amulette quand elle
pe servirait qu'à frapper l'imagination des hommes; leur
donner la Hanquilité et tromper la crainte qui seule peut À faire contracter la maladie. » } k
Dans la suite du « Chirurgien d'Hôpital » -Belloste
blâme énergiquement les. injections pra tiquées dans le fond des plaies sinueuses et des abcès profonds : Du reste, ajoute- -t- il, quand le: chirurgien a abandonné l'usage des tentes, il est rare qu'il se trouve devant de telles compli-
cations : « Les mêmes raisons qui m'ont obligé ? à quitter
Me Jes tentes m ‘ont déterminé de bannir aussi les injections,
car il est très vrai qu'on ne peut quitter l'un sans |’ autre, puisque quittant les tentes on évite les sacs, les sinus, et op les : cavernes dans lesquelles les ou paraissent néces- Se saires » (Tome: IT. page. 180).
Dans ce second volume, Belloste : s ‘occupe € encore : « De
4 intestin tombé dans le scrotum avec étra nglement de
l'anneau du périloine », des plaies des chiens, des plaies
de poitrine, des plaies tortueuses, des boutons du visage, et enfin des maladies des yeux : dans la plupart de ces dernières maladies, il préconise ch applicaton de la pier-
re à cautère derrière les -oreilles, il déclare tenir celte
méthode excellente à ses veux, d’un chirurgien du nom
de Paris. |
Une partie du second volume du « Chirurgien d'Hôpilal » est encore occupée par la polémique que Belloste soutint contre un chirurgien du nom de Pandolphe Maraviglia, adversaire irréductible de sa méthode, et
partisan acharné des tentes.
le
pe
… Je ne conçois pas Ja. raison de ceux qui, sans être contraints, irritent les playes, par des visites fréquentes et douloureuses : : j'avoue que je ne puis souffrir une méthode si cruelle ; car tantôt ils touchent avec les doigts, | tantôt avec le fer : et non contents de s'être éclaircis euxmêmes de Ja dis sposition de Ja partie ; s'ils croient avoir trouver quelque chose d'extraordinaire, ils invitent les amis d'y venir pour en être témoins et les garçons de la remanier et de la dilater, pendant que le pauvre blessé reste quelquefois une heure dans cette pitoyable posture, et le plus souvent deux fois le jour... (Tome I, page T8).
{ PL . Le chirurgien ne peut assurer son pronostic qu’en supposant qu'il se rencontre dans son blessé aucune mauvaise disposition que celle qui dépend de la playe qu'il
traite. (Tome I, page 151).
.. J'avoue que l'esprit de vin à toujours été mon remède favori dans les plaies des extrémités, et dans les parties
nerveuse ; je m ‘en suis pareillement servi dans les hôpitaux où je l'ai trouvé qd un POP secours. (Tome À; page 203). | |
éder L PE + x *
CHEN Ur
Dit à propos d'une plaie par arme à feu avec fracture des orteils : |
4e bassinai toute la partie avec ce même esprit (de id et je la pansai comme ci- -devant ; il se fit une médio-
cre suppuration ; et ce fut à dessein de l'empêcher que
je ne me servis dans cette cure que d’esprit-de-vin, qui me
tint lieu de tout remède pour la terminer : elle a été ache-
vée en trois semaines ou environ, sans qu'il se soit séparé. la moindre portion des phalanges quoiqu'’elles eussent été toutes fracassées. » (Tome I, page 248).
« J'ai toujours eu pour motif l'usage des incisions au premier appareil des playes d’armes-à-feu de même qu'à toute plaie qui pénètre et dont l'ouverture est étroite... » (Tome I, page 270)
Je trouve qu'il est très salutaire, en découvrant la playe, d'appliquer d’abord sur toute son étendue un linge trempé dans du vin chaud ou dans de l’eau-de-vie. IURE LA page 275).
Le premier appareil passé, je ne fouille jamais dans les playes, ni avec les doigts, ni avec la sonde, si une grande
nécessilé ne m'y contraint, j'abhorre même les fausses
HU
AUS dont on se sert Si communément, pour essuyer. le
Jond des playes, el généralement tout ce qui peut irriler, causer douleur et s’ R DR aux desseins de la nature qui ne tend qu'à la réunion ». (Tome 1 page 274).
: . Quelques Médecins Italiens curieux guérissent les Sue avec le sel des excréments des malades, les hydropiques avec Île sel des eaux qu'on retire de leur
ventre par 1 opération ». (Tome I, page 276).
« TI est très nécessaire pour la prompte guérison des playes, ef particulièrement dans les hôpitaux d’armée, d’avoir égard à la situation des parties blessées, pour laisser la liberté de la circulation en donnant de la pente aux matières, et du repos au blessé. » (Tome I, page 281).
. Je dirai en passant que la plupart des onguens sont
composés de corpuscules qui ne rebutent pas seulement:
les blessés par la puanteur, mais qui offensent leurs playes mêmes et contribuent beaucoup à les rendre putrides, sanieuses et virulentes.
Il ya aussi des pays où l'on employe indisérètement
dans la cure des playes le sublimé corrosif, l’arsenic et
d’autres ingrédiens de semblable nature sans en prévoir
les funestes effets. Cependant comme toutes Îles parties
de notre corps sont composées de veines, d’artères, de
nerfs, de vaisseaux lymphatiques, et de glandules qui