‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 12 sur 56 · Renan, Marc-Aurèle, p. 289 et · texte numérisé non relu

Renan, Marc-Aurèle, p. 289 et

parlait côurammenfe à Marseille et dans la Narbonnaise; on le parlait aussi dans les écoles où déjà il devenait une langue savante \

C'était en tout cas la langue des médecins. « L'Ecole médicale de Marseille était célèbre. . . . « C'est à cette école grecque que les médecins « gaulois paraissent s'être longtemps formés. . . . « La médecine publique fut tout entière importée n de la Grèce '. » Or, nous savons que, dans tout l'empire romain, les médecins, en immense majorité des Grecs, « ne parlaient qu'en grec pour « assurer leur crédit ' » ; quelques-uns même rédigeaient leurs formules en vers grecs mystérieux '. Voilà qui expliquerait bien le parler grec du père d^Ausone, médecin lui aussi, et la difficulté qu'il ressentait à s'exprimer en latin. ■ Il ya plus; Julius Ausonius avait deux frères \ Or, de ces deux oncles du poète l'un, Jullius Callipio, vécut à la manière d'un épicurien voluptueux et insouciant: il gaspilla tout ce qu'il avait d'argent"; Ausone, avec des airs d'héritier dé(;u, semble même lui en avoir* gardéquelque rancune. Quant à l'autre, Claudius Contentus, ce fut un

1. Egger, L'Hcllcuisinc en Fi-anco. Dans le Recueil de.-' lii.<r)-iitfio»s t/e Burdeaux, M. Jiilliaii cite des inscriptions en grec li'OiUées à Bordeaux.

Page 1