‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 18 sur 56 · Saint Paulin de Nule, Paris, 1905, page · texte numérisé non relu

Saint Paulin de Nule, Paris, 1905, page

2. ft Ausone est i)aïen », dit-il dnnsGo?/t«, 1892. Mais rafliniiation est beaucoup moins nette dans l'article de la Revue /listorifjue dé']à cité, dans Ausone à Bordeaux, 189;{, et dans lo Rerneil de? in.<crij)tions de Bordeaux, tome ii.

3. On les trouvera réunis dans VHistoire littéraire, tome i, partie ii, page 288, et dans le livre d'Everat : De Ausonii operihus, 1885.

Ausonc met parfois on doute l'immoi-talité de l'âme'. Valentinien a de môme très l)ien ))u confier l'éducation littéraii-e de son fils n un païen, qui se trouvait être un professeur éminent; Gratien eut d'auti'es précepteurs, et d'ailleurs ^'alentinien demeura parfaitement neutre entre les deux religions. On ne peut pas prouver par là le christianisme d'Ausone, pas plus qu'on ne prouverait son paganisme en parlant de son amitié pour le païen Symmaque. Quant à sa correspondance avec Paulin de Noie, non seulement elle ne nous donne pas la preuve désirée, mais même elle est un des meilleurs arguments qu'on puisse imaginer en faveur du paganisme d'Ausone.

Examinons d'abord VEphemeris et les Versus Paschales ; chacune de ces deux pièces renferme une prière clirétienne; l'authenticité en a été contestée par d'assez bons arguments, et elles font en effet singulière figure, parmi les autres poésies d'Ausone'. Mais acceptons les comme son a^.uvre véritable ; il ne parait pas qu'on en puisse tirer grand profit pour la démonstration de son christianisme.

VEphemeris a été composé pendant le temps où

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