‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 20 sur 56 · m^toii'C VUtérairc, louio i, '2" p;u lir, p · texte numérisé non relu

m^toii'C VUtérairc, louio i, '2" p;u lir, p

sur le côté moral de la religion '. La prière est vite finie ; il semble alors que l'auteur et le Adèle poussent un soupir de satisfaction : c'est assez 2)rier! (satis precum datiini Deo !) Le cœur une fois lavé par cette ablution mystique et matinale, on va pouvoir courir aux ordinaires occupations de la journée, et celle-ci qui commençait dévotement ne tarde pas à devenir fort mondaine : des invitations, des repas, de l'amour, des rêves! Ausone nous dit, avec une imagination bien dépourvue de chasteté, ce que les songes ont parfois de voluptueux et d'immoral '.

Aussi quand on a lu VEphemeris, ce dont on s'étonne surtout, c'est d'y voir figurer la prière : assurément, elle n'y a point sa place. Je ne vais point supposer, comme, après tout, il serait possible, qu'elle y a été insérée postérieurement par quelquepoète chrétien, afin de sanctifier un recoin de l'œuvre d'Ausone ; on aurait introduit maladroitement une pensée pieuse dans le récit d'une journée toute donnée à des divertissements profanes. Je crois plutôt qu'il y a là comme un thème convenu où s'exerçait le talent des poètes: on trouve en effet dans les œuvres de Paulin de Noie une prière singulièrement semblable à celle d'Ausone; un passage même est presque iden-

1. M. Baudrillart écrit (oucraf/e cité, p. 9): « Cette prière es^t assez vague i)Our convenir presque aussi bien à un de ces païens spiritualistes qui interprétaient les fables de la mythologie comme des symboles »

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