Ihidem, vers
3. Ihidem, vers 28 : Innumeras possum celandi ostendere formas
Et clandestinas veterum reserare loquellas. Voir vers 10 à 31. Presque toute la lettre est consacrée au développement de cette idée.
de Paulin, Therasia, n'en saura rien ! ' Or, c'était justement elle qui, très ardente en la foi chrétienne, avait le plus vivement poussé son mari à sa conversion.
^'oilà des désirs de cryptographie bien singuliers chez Ausone, s'il eût voulu, dans ses lettres, féliciter Paulin de sa foi nouvelle, ou même ne lui rien dire qui ne pût être accepté par la pieuse Therasia et ses amis chrétiens ! Et en effet, comme s'il avait peur que ses lettres ne fussent surprises, lues et exploitées contre lui, Ausone, très gêné, évite toujours de préciser le motif du silence de Paulin : il n'y a que des allusions et des demi-mots, des reproches qui s'indiquent, mais n'osent s'exprimer. Pourtant son mécontentement apparaît très net ; il met bien quelque recherche, dans l'expression, et même par délicatesse, par habileté aussi, il semble à un moment se donner le ton qui pourrait plaire à son ami :
Certa est fiducia nobis Si genitor, natusque Dei pia verba volentum Accipiat, nostro reddi te posse precalu^
Si nous n'avions pas, dans la correspondance même des deux amis, des preuves formelles, comme il va paraître plus loin, sur les vrais sentiments d'Ausone, nous pourrions nous laisser prendre à ce texte, et conclure vite au christia-