‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 26 sur 56 · Edition Peiper, p · texte numérisé non relu

Edition Peiper, p

.\. Ihidoii. p. '29-2.

plus longue, Paulin de Noie donna sa justification complète.

D'abord il désavoue brutalement presque tout son passé. Autrefois, dit-il, il était d'accord avec Ausone pour célébrer Apollon et les Muses ; maintenant il est soumis à une autre puissance, il veut se consacrer uniquement au Christ; et de ses vers ressort, très nette, l'impression qu'il a été seul à renier ce passé, et qu'Ausone lui est maintenant, par les idées, un étranger. Ce n'est [)as lu simplement une impression de lecture; Paulin le déclare explicitement :

Sed redilum inde meum, genilor, le poscere niallem Unde dari possel. Revocandum me Ubi credam, Cum stériles fundas non ad divina precaius, Castalidis supplex averso numine Musis ? Non his iiuininibus tibi me patriicque reduees,

Suvda cocas et nulla ro(/as '

Si tibi cura mei re<lilus, illum adspiee et ora Qui tonilru summi qiialit igiiea culmina cœli. . . '

Il n'est pas besoin, je crois, d'appliquer la torture à ces vers pour qu'ils ci'ient la vérité. Si Paulin de Noie établit une telle opposition entre les fausses divinités et le vrai Dieu, s'il reproche à son ami de croire aux premiers, s'il l'invite enfin à cesser ses appels à des dieux sourds, inexistants, c'est apparemment (ju'Ausone était

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