‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 27 sur 56 · Vfrs nu · texte numérisé non relu

Vfrs nu

païen et même hostile au christianisme'. Pour faire accepter sa conversion, il fallait que Paulin réussît d'abord à faire accepter sa religion.

Et c'est pourquoi il a mis dans sa lettre une longue apologie du christianisme, bien singulière, si elle s'adressait à un chrétien ou môme à un indifférent. Mais, écrite pour Ausone, elle parait tout à fait naturelle ; le poète pensait que son jeune ami était égaré, jeté dans une impasse mauvaise du sentiment. Paulin devinait cette disposition d'esprit:

Sub iiio

Tempore qui f uerim quo non perversus liabebar *

cum credis percevsum '.

Non reor id sancto sic displicuisse parenti '► Mentis ut errorem credat sic vivere Christo Ut Cliristus vixit. Juvat lioc, nec pœnitet Hujus erroris. Stidtus diversa sequentibus esse Nil raoror ••.

Il est fort pieux de s'offrir ainsi au mépris du monde ; et l'on sait que le premier zèle des convertis doit être la recherche des occasions où souffrira, pour disparaître, ce qui leur restait de « respect humain ». Mais, malgré sa jeune ardeur et la prise récente du christianisme sur lui, Paulin souffrait encore de ce reproche d'absurdité,

1. M. Baufliillart lui-même parle (ouvrage cité, p. 53) du « congé mélancolique et ferme» signifié par Paulin à«on ancien maître.

Page 1