‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 3 sur 56 · Purcntalia. l'i^L'laliu in piusa, liad. Ccjrprl · texte numérisé non relu

Purcntalia. l'i^L'laliu in piusa, liad. Ccjrprl

ce (lu'il présente à son lecteur c'est. i)()ui- .liiisi (lii'e, la série des imagines de ses ancêtres; mais au lieu de suspendi'c à leurs portraits la sèche indication de leur nom. de leurs titres, du temps où ils vécurent, c'est par une pièce de vers plus ou moins longue, plus ou moins émue, (|ue le poète chei'che à nous les faire connaître. Le recueil est précieux : c'est là surtout qu'Ausone nous a parlé de lui et des siens '.

Plus tard, ayant terminé ce que l'on pouri-ail appeler ses « Mémoires intimes », il consacra ses vers aux professeurs de Bordeaux qui avaient été ses collègues ou ses amis, donnant ainsi comme la seconde partie de ses Mémoires : « Souvenirs littéraires et universitaires' ». De telles préoccupations, de semblables travaux ont toujours été le fait d'un écrivain dont la carrière brillante est terminée, et qui prend ses dispositions pour faire

1. Les Parentalia ont été composées après le consulat : Ausoiie le dit formellement (Pay.,iy, 31). Reste à fixer la date. Sclienkl (D. Mcif/ni Ausonii. opusrula, Berolini, 1883, in-4% Protemium, p. xvi) soutient (ju'il faut les placer après 38o : raffîrmation reste sans preuves: de plus, Sclienkl les place après les Elof/es clef Professeu7\'? de Bonleaiuv ; or, la préface de ce recueil indique formellement le contraire. Plus on rapprochera la composition des Pareuta/trt de l'année 379, plus on aura chance d'être dans la vérité ; en etïet, dans la Par., ix, consacrée à sa femme Sabina, morte à 28 ans, Ausone nous parle de la lidélité inviolable rpi'il lui garde: Voici trenle-six ans ((u'il est veuf (Par., ix, 7 et 2). Or, Sabina, qu'il avait épousée vers 334, mourut vers 343 (Cf. (.Chronologie de l'édition d'Ausone par Peiper). Les trente-six années du veuvage d'Ausone nous conduisent précisément en 379. Le recueil est donc de l'époaue même du consulat, ou de l'année 380 : c'est du moins à ce moment qu'il fut composé en très grande partie.

2. f'niini}cniin'r(tin jn'(if(\<f'(i)ni :n Biirdiiiith'n^imii .

passer de lui à la postérité le plus qu'il pourra. Ausone nous invite donc dans ses Parenfalia à nous souvenir avec lui de tous ses parents, de ses chers disparus, et ce serait pour nous un encouragement à le suivre. ^lais comme nous voulons envisager Ihistoirc de cette famille au point de vue seulement du christianisme, nous négligerons beaucoup de détails et nous supprimerons noml^rc dindications : toutefois, pour la clarté de l'exposé, il paraît nécessaire d'observer l'ordre chronologique et généalogique ; de voir, à travers les générations, comment cette famille gauloise, type sans doute de beaucoup d'autres, a longtemps résisté au chiistianisme, jusqu'à quel moment elle a prolongé sa lutte, et comment elle s'est laissé gagner. Pour cela, il nous faut étudier d'abord les ancêtres paternels et maternels d'Ausone. reconstituer l)rièvemeiit l'histoire des deux famillos (jui. venues de points différents de la (iaule. se sont unies, et ont hiii. avec le poèteconsul, par s'établira Boi'deaux '.

1. Le tra\ail a déjà été fait au puiut de vue du l"lii^loire d»; la famille d'Ausouc. (Voii- eu particulier Julliaii, Anîiuiie et son teiiiji.-', Reçue ftistufiquc, tomes xlvii et xi.vuii. Mais nous le reprenons sous un aspect nouveau ; et, de plus, beaucoup d'assertions jusi[u*ici admises, nous send)leiit devoir êlre corrigées.

LA RF.I.IOIOX DES ANCKTHES MATERNF.Lê^ D AISONE

Los plus nncieiinos informations dont nous pouvons (lisposor sur les origines d'Ausono ne nous repoussent qu".'Hi milieu du m'' siècle, c'estn-dire une cinquantaine d'années seulement avant la naissance du poMe. l^ncore ces renseignements sont-ils fort incomplets : par eux il n'est possible de comiaîti'e vraiment que les ancêtres maternels du poète ; il a laissé à dessein dans une demiobscurité tout ce qui a trait à la famille de son père, et cela, pour des raisons qu'il sera utile 1)0 1 1 t-é 1 1 -e d ' e X a m i n 0 1 ' .

« La famille dans laquelle il naquit était toute gauloise. . . Use montre à nous comme un Gaulois de vieille souche, ayant encore, au beau mili(nidu IV'' siècle, le pieux souvenir de la langue, des dieux et des traditions celtiques '. » A no l'ogardei' qu'Ausone. l'anii'm.'dion est fort doulouso. et la conjecfuro mal autorisée ; mais pour ses ancéti'os maternels, cola est tout à fait vrai. Ils sont (laulois.

Au milieu du ni'' siècle viv;iit dans lo pays dos

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