‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 4 sur 56 · Jiilliali, Ji'ciHin' /list'i/iqiw, XLVII.2'l'i · texte numérisé non relu

Jiilliali, Ji'ciHin' /list'i/iqiw, XLVII.2'l'i

l'iduons, peut-êlre à Aulim mémo, capitale de la région, un certain Arborius, père du grand-père maternel d'Ausone' ; il appartenait à la n(jblesse du pays. C'était, nous dit le poète, « un illustre (( nom d'origine éduenne, dont la noblesse « embrassait plusieurs familles et dans la pro- « vince lugdunaise, et dans la puissante cité des « Eduens, et dans la Viennaise aux cîmes alpes- « très' ». Arborius était en outre très ricbe ; il brillait par son « opulente magnificence ' » ; tous ces détails satisfaisaient assez la vanité d'Ausone pour qu'il nous ait complaisamment renseignés. Mais la Gaule était alors fort troublée et ses malheurs furent particulièrement douloureux aux ancêtres d'Ausone. Tetricus, le dernier des empereurs gaulois qui essayèrent, au milieu du in*' siècle, de rétablir l'indépendance nationale, voulut jeter bas la ville autour de laquelle se groupaient les fidèles de la puissance romaine. Or, c'était justement Autun ; les Eduens, ses habitants, qui avaient été, dans l'ancienne France, les premiers alliés de Rome, étaient fort opposés aux tentatives de séparatisme. La ville fut assiégée, prise au bout de sept mois, « laissant au « vainqueur un amas de cendres qui ne purent jamais être relevées complètement ' » (270). C'est

1. Parentalia, IV, 8. Je renvornii loiijours à réfiition Peiper.

Page 1