Griji/ius, V, M
« proches qu'il a perdus ces poésies funèbres. Il « les intitule Parentalia, en mémoire de la fête H instituée par Numa. Il s'exprime constamment <( selon l'esprit des croyances et des coutumes f< païennes. Les cendres recueillies, dit-il, se i)lai- (( sent à s'entendre nommer: on doit appeler trois « fois les mânes. Il ne manque ici que l'obole de « Charon. Ausone désire pour son oncle Arborius « une demeure dans les Champs Elysées, au lieu « de lui souhaiter une place en paradis....' » Les Parentalia sont en effet pénétrées à fond de l'esprit païen ; et si l'on voulait accumuler ici toutes les preuves dont elles sont riches, la démonstration serait si minutieusement probante qu'elle lasserait : croyances païennes % invocation ù des divinités païennes % souhaits païens ', formules du rite païen ', cérémonies païennes ^ rien n'y fait défaut ; il ne serait même pas impossible de lire, dans quelques vers, sinon la négation, du moins la mise en doute de rimmortalité de l'âme'. Et l'on pourrait aisément, par des rapprochements, pris dans toutes les autres parties de Toeuvre poétique d'Ausone, multiplier les confirmations de textes
1. Ampère, Histoire de la Uttératitre franraise avant le XII' sii'cle, Paris, 1839, in-S", l, 248.