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déjà si clairs. De tout cela, quoiqu'il le constate très loyalement, Ampère s'étonne, car il a commencé par supposer et admettre le christianisme d'Ausone. Il est réduit dès lors à faire de lui un « païen d'imagination »'.
Est-ce aussi l'imagination qui l'incita à écrire VOratlo Ausoiiii consulis designati - et la Precatio Kalendis jamuiriis \ où il adresse des prières publiques à Janus, aux Saisons, aux Planètes, au Soleil ? '
Malgré ces preuves inquiétantes, M. Boissier et M. Jullian (en un de ses articles) s'obstinent à faire d'Ausone un chrétien, bien plus, un chrétien pratiquant ; de la difficulté, à vrai dire de rimpossibilité matérielle de cette situation, ils se débarrassent légèrement en invoquant le scepticisme habituel des Gascons. « Le christianisme « a glissé sur lui et n'a jamais pénétré jusqu'à « son àme../' Il était bien de ce sud-oue«t où les « croyances religieuses sont toujours tempérées « par un scepticisme de bon goût ' w. Quelle que soit la réputation des cadets de Gascogne, et aussi leur esprit de corps, ils ne peuvent rien pour le