Blocli, La Gaule romaine, p
à la suite de ces événements, seml)le-t-i!, que le bisa':^ul d'Ausone résolut de s'expatrier; voici, en effet, en quels ternies le poète conte cette triste histoire : « Des revers jaloux ruinèrent « notre maison et son opulente magnificence. (( Mon aïeul et son père furent proscrits lorsque « Mctorinus. vainqueur, eut l'empire et que le « pouvoir retomba ensuite aux mains de Tetri- « eus ' ». La désignation historique est ici assez vague ; toutefois, comme il s'agit non d'un exil volontaire, mais certainement d'une proscription, il est plus vraisemblable d'expliquer cet exode par la catastrophe d'Autun '.
Quoi qu'il en soit, vers l'année 270, le bisaïeul d'Ausone, que ces événements avaient complètement ruiné, s'enfuit au loin avec son fils alors tout jeune ', Caecilius Argicius Arborius, le grandpère du poète. Il alla jusque sur les bords de l'Océan Atlantique, à Acqs (Dax), dans la Novempopulania, c'est-à-dire dans la Gascogne actuelle '. La famille s'installa définitivement dans cette contrée nouvelle, bien que la défaite de Tetricus, en 273, lui eût rouvert les portes d'Autun; mais la ville et la campagne des P'duens, malgré la boiHie volonté des empereurs romains, se ressen-