‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 41 sur 56 · Page · texte numérisé non relu

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avoue c( la légitime inquiétude que ces faits ins- « pirent aux amis de la religion ' ».

Les lamentations des chrétiens étaient incessantes, tant il leur paraissait scandaleux que la vieille religion, dont ils auraient voulu proclamer partout la moit officielle, pût encore promener sa bonne santé au grand jour ! Saint Augustin écrit, peu après la mort d'Ausone, et pourtant son œuvre est riche d'opuscules ou de traités, quinspira la lutte contre le paganisme. La Cité de Dieu elle-même n'est qu'une machine de guerre destinée à ce combat : sept livres entiers y sont consacrés à montrer l'immoralité et l'indignité des dieux païens ; pourtant, ce développement n'était pas neuf alors, et si l'évèque d'Hippone s'y appesantissait à ce point, c'est qu'il y voyait une pressante nécessité, à cette époque encore, c'est-à-dire en plein v*^^ siècle. Il sentait son adversaire si puissant quil finissait, comme il arrive toujours dans les grandes guerres, par lui marquer quelques égards' ; tout en refusant aux faux dieux la réalité d'un pouvoir sur les affaires humaines, il n"ose pas nier leur existence, ni même tout à fait leurs

1. LcQ. norelL, lit. •>, t. 0, o<l <rilcc))i Cod. T/n'od., eilé par A. Maury, La )iia;iic ci raffj'olo/ju' dcois Vuntiquitt} et an inoi/cn-àiic, Paris, 1877. Voir d'ailleurs sur la résistuncK générale du pagauisnie au iv siècle, Scliull/.e, ottcrarje citr, lonie i, 3' partie, clia|iilreiv: dieKirclie uud das Ileidenluin. — Tome u, 2° partie, chapilro i, p. lO.i et suivantes (sur la Gaule).

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