‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 42 sur 56 · Par exemple : Civ. Dei, xxii · texte numérisé non relu

Par exemple : Civ. Dei, xxii

niii'nclo.s ! ' Ml si <j^i';md(3 (îtaii liipreté de la lutte, que parfois l'ardent théologien avait des phrases d'un significatif découi-agement : ainsi, après les cinq premiers livres de la Cilc de Dieu, il écrit : « Devant une sottise aussi grande, une telle obs- « tination, nous savons bien que ces cinq livres, (( ou d'autres même, si nombreux soient-ils, « resteront insuffisants. Ne met-on pas sa gloire « et sa vanité à ne jamais céder devant la puis- « sance de la vérité... Ce ne sont pas les méde- (( cins qui, malgré tout lempressement de leurs « soins, se voient vaincus par le mal ; le malade (( est inguérissable parce qu'il ne veut pas se « laisser guérir ' » (crgroti insanabilis morhus iiivicfus est). Même amertume chez Orose, qui compose son histoire peu de temps après saint Augustin, toujours sur le même sujet, toujours contre les mêmes adversaires ' ; et si nous feuilletons le De Gtihernatione Del, de Salvien, écrit près d'un siècle plus tard, les mêmes préoccupations y apparaissent visibles, sans doute parce qu'elles étaient presque aussi justifiées '.

C'est qu'en effet le paganisme ne se contentait pas de vivre bonnement et boui'geoisement ; il avait parfois des éclats où il laissait paraître

1. De luèiiie saint Martin dansSulpice Sévère, Dialojj. ii (Mi;jnt\ xx, 210, D). Voir aussi Dial. m (Mi'jne, xx, 215, Ci.

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