Patr(jloijle, un, 2.^. Voir en particulier, v
son intime puissance, inquiétant les espérances clirétiennes, et suscitant contre lui pour le lendemain les haines pédantesques et rudes des théologiens. La hruvante affaire de l'Autel de la Victoire', si douloureuse à l'àme de saint Ambroise, eut lieu presque à la fin du iv^ siècle; et la coalition empressée, qui se forma pour défendre la vieille religion imprudemment attaquée, avait de quoi rassurer les timides et encourager les ticdes. Quand l'Autel de la Victoire, d'abord enlevé du Sénat, y fut rétabli sur la demande insistante des sénateurs et sur la prière chaleureuse de Symmaque, Ausone avait 75 ans ; peutêtre il pensa qu'après des batailles incertaines, la fortune allait revenir tout à faitaux anciens dieux : on croyait communément dans le monde des païens que la religion chrétienne, créée par les maléfices de saint Pierre, devait durer 365 ans ; après quoi elle s'évanouirait ; or, ces 365 années finissaient justement avec le iV* siècle'. Ausone pouvait se persuader que la crise désagréable du christianisme ne lui survivrait pas longtemps. Son ami Symmaque en paraissait convaincu ; en pleine Rome il pratiquait scrupuleusement et fidèlement le paganisme : Rome, d'ailleurs, était toute païenne : Saint Ambroise en gémit, les histo-
1. Voit' BoissiiM-, Fit) du. Pa;/a)ii.<me. —Tous les dociiimints relatifs à celle alïïiire sont lasseiiiblés dans le livre de Nourrisson, Ltspcrc^ de l'E(jlise latine, Paris, 18r>6, ii, 43.