‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 45 sur 56 · Voir la Gallia C/i)-it<tiana des Biniédicliiis · texte numérisé non relu

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Certes, Au.sone (avait vu, pendant s<jn séjour à la cour, l'influence que quelques évoques savaient personnellement exercer sur l'empereur; mais leui' prestige, au fond des provinces lointaines et peu chrétiennes, devait beaucoup diminuer ; un personnage consulaire, un précepteur impérial, un professeur d'Université ne devait pas arrêter longtemps sa pensée sur ceux qu'il jugeait d'assez petites gens.

Encore moins pouvait-il donner son attention aux missionnaires de l'époque ; il n'y en a point qui compte vraiment, même pour les historiens ecclésiastiques, avant saint Martin. Oi', quand Ausone mourut, saint Martin était dans toute l'ardeur de son apostolat ; et les résultats n'en pouvaient point être distingués avant longtemps; ceux-mèmes qui le suivaient, et l'assistaient dans sa lutte contre les superstitions païennes, devaient avoir alors surtout le sentiment des difficultés de l'entreprise, de ses dangers aussi ; leurs récits, viteexagérés, contribuaient apparemment à faire paraître plus redoutable encore la vieille religion. « Saint Jérôme, qui connut la Gaule de la seconde « moitié du iv" siècle, la considère encore sous le (( joug du paganisme ' » ; serait-il naturel qu'Ausone s'en fût formé une conception plus chrétiennement optimiste ?

Supposons même, par une fiction invraisembla-

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