‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 49 sur 56 · P(0'., xxvr, j · texte numérisé non relu

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natus\ où l'idée chrétienne ne prend point place; et virgmitas devota n'a pas d'autre sens que celui-ci : un célibat (lu'on s'est promis de garder. Peut-être une religieuse trouverait-elle mauvais qu'on bornât, en son futur éloge funèbre, l'énumération de ses pieux mérites à l'observance de ce vœu.

Rien donc ne prouve véritablement le christianisme de ces deux femmes. On avouera que ce silence est étrange. Ausonc, si empressé à nous parler des croyances de Paulin de Noie, nous eût avertis de celles de ses tantes autrement que par une expression ambiguë; et puis^ il serait surprenant que l'exemple donné par elles d'une manière aussi frappante, fût resté isolé et en somme stérile.

Si le christianisme des deux tantes d'Ausone demeure, après examen, tellement douteux qu'on ait droit de le nier, je crois impossible qu'on conteste celui de sa sœur Julia Dryadia' ; le mot assurément n'est pas prononcé (et le détail est curieux), mais il serait malaisé d'inventer, pour les quelques vers ou il est parlé d'elle., une autre explication qui puisse satisfaire ; il en est de ce texte comme des martyrs chrétiens à qui toute la subtilité ingénieuse ou cruelle de leurs juges ne pouvait arracher la confession d'une foi contraire à la leur.

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