‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 50 sur 56 · Par., xii · texte numérisé non relu

Par., xii

Ausone énumère toutes les belles qualités de sa sœur et il ajoute celle-ci qui lui paraît être essentielle :

Et verum viia cui carius, unaque cura Nosse Deum et fratrem diligere ante alios '.

ïl y a bien quehiue chose d'étonnant dans cette juxtaposition de Dieu et du poète: mais la vanité de ce dernier était assez grande pour qu'il n'y ait point pris garde. En tout cas ces deux vers n'eussent pu être écrits à propos d'une païenne ou même d'une inditîërente ; ils conviennent tout à fait à une chrétienne, dont on louerait la piété très grande, prête même au sacrifice. Assurément l'éloge n'est pas sans maladresse, et c'est avec un certain étonnemcnt quAusone constate la piété et la foi de Julia Dryadia, son amour de Dieu, presque aussi grand que l'affection qu'elle donnait à son frère! il devait, j'imagine, être assez embarrassé pour parler en termes convenables de cette conversion, exemple unique alors dans la famille.

Les autres renseignements, qu'il nous présente sur Julia, font d'ailleurs pai'aître cette conversion tout à fait vraisemblable : la sœur du poète fut veuve de bonne heure' et Ion peut supposer (|ue la religion nouvelle l'aida à se consoler. Les premiers chrétiens entouraient d'un respect j)arti-

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