‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 51 sur 56 · Jl,i,/c)ii · texte numérisé non relu

Jl,i,/c)ii

culief les veuves : mais il failaii qu'elles se donnassent la vraie vie d'une religieuse, et Julia Dryadia ne paraît pas y avoir manqué :

Moribus austeras a/quiparavit anus'.

C'est avec elle seulement, semble-t-il, que le christianisme prit position dans cette famille païenne ; mais son entrée ne fut pas un triompiie : apparemment, la veuve cln^étienne, vivant ti'ès recluse, n"incommoda point de son zèle les consciences des siens. « Né dans le paganisme... Ausone, dit M. Jullian, n'aura autour de lui à ses derniers moments que des chrétiens. Il a pu dire que sa génération était la dernière que le paganisme avait élevée dans la Gaule ' ». Je crois l'affirmation tout à fait erronée, et je m'étonnerais bien qu'on pût prouver véritablement le christianisme des enfants d'Ausone. Malheureusement les textes font ici tout à fait défaut, et nous savons peu de chose de tous ses enfants et petitsenfants, de tous ses neveux et petits-neveux. Ausone eut trois enfants : l'un mourut très jeune et sa mort, nous l'avons vu, paraît bien avoir été célébrée suivant un rite païen; delà religion d'Hesperius '. son second enfant, il ne nous est

Page 1