‹ Ausone et les commencements du christianisme en GauleChapitre 52 sur 56 · Rcrve Iiistoriquo, XLViii · texte numérisé non relu

Rcrve Iiistoriquo, XLViii

3. M. Jullian écrit : « Son iils Hesporiup, toul gagné à l;i religion victorieuse, l'enseigne ix ses enfants et veut même consacrer l'un d'eux, Paulin de Pella, au culle du Gln-ist ». (Revue historique, Xi-Viii, 23). Or: l' Paulin de Pella n'esl point Iils d'IIesperius. (Voir

rien dit, et dès lors, la vraisemblance est qu'il fut païen ; mais nous savons que la fille d'Ausone épousa en secondes noces un certain Thalassius; celui-ci avait un fils Paulin de Pella ; or, il l'avait élevé tout à fait dans les idées païennes ', et, comme il va paraître plus loin, il empêcha longtemps le jeune homme de se convertir au christianisme. Ces événements sont au moins de la fin du iv« siècle : voilà qui serait peu explicable en une famille devenue chrétienne.

Il est tout naturel de penser au contraire — puisque cela est conforme à une certaine logique des choses et que rien d'ailleurs ne vient y contredire — que nombre des petits-enfants, neveux et petits-neveux d'Ausone vécurent et moururent païens ; quelques-uns, comme Paulin de Pella (Paulin le I^énitent, ainsi qu'il fut appelé plus tard), se laissèrent gagner à la religion nouvelle; mais les vieilles traditions de la famille, heurtées, tirent qu'on leur témoigna pendant de longues années de la mauvaise volonté ; il est curieux en tout cas de constater un fait : Paulin de Pella n'est pas précisément, quoi qu'on en ait pu dire, un descendant d'Ausone ; à peine est-il son [)arent par alliance, puisque son père Thalassius l'avait eu d'un premier mariage, avant d'épouser la lille

Fhcil, nitrrat/c cite, r, 'i;V2, ot éflitioii Pciiier, p. ci el cxv) ; 2' Rion loin lie pousser leur lils vers le chrisliaiiisme, les parenls de Paulin de IVJIa voulurent Teii détourner.

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