Janvier
TREVE DE UATÎSBONNE.
aux prétentions du Roi; Louis XIV complo quo les ministres de rEm|n»reur so monli-pront docih\s et feront eux-mêmes à son envoyé de» propositions d'accommodement.
Il léinoijfnera ', en ce cas, n'en pouvoir écouler d'autres qtie l'acceplution pure et simple de la trêve pendant vingt ans, en laissant toutes choses de part et d'autre dans l'état où elles sont à présent..,; mai» si on lui deiuatiduit (jun Sa iMajesté voulût bien d<VlarfT ((uel secours elle voudroit donner à rEinpcreur contre le Turc, il fera connoltrc qu'il ne peut entrer en rien sur re point que raccommodement entre l'Empereur et l'Empire ne soit signô et ratifié do toutes parlH, en sorte qu'il ne reste plus aucun sujet d'ombrage et de déliance, et s^ gardera bien de rien donner par <^'eril ni dire de bouche qui puisse faciliter à la cour de Vienne les nioynns de faire la paix awc les Turcs, ce qui fait jusqu'à présent le [dus pressant désir do la cour de Vienne.
Lu IrtHc se conclut à Ratisbonno en 1684, et il s'ensuit une apparence d'apaisement. On peut croire même que de nouvelles relations vont s'en^agrer et quf k- ton des instructions va se modifier. La politique qui a conduit Louis XIV k révoquer en Franc»* l'édil «le Nantes scnihle devoir le eomluire h changer ses alliances et ii retourner son jeu en Allemagne. On lit dans l'instruction donnée au comte de La Vaujj^uyon en 1685 :
AprAs avoir remis entre les mains de ce Prince frEmperourI la b'ttnî que .Sa Majesté écrit di> sa propre main en créunc*' sur Irdit sieur de La Vauguyon, il l'assurera du sincère désir qu'elle u d'affermir la bonne int<'lligenre et amitié qun b's derniers traités de irùxo ont rétablie entre L^^urs Majestés; qu<' It^ lioi apprend avec bien de la joie la continuation des heureux succès des armées impériales en Hongrie; que Sa Majesté ne doute point «pie oc [)rinre nn romporle nncore dans la suite dos temps de plus granils avantaf^'cs: que pour lui en faciliter ie« moyens, elle sera bien aise d'éloigner toute occasion de nouveaux troubles et qu'elle verra toujours avec plaisir (pie, dans le temps que Diou favorise de .ses fjrâces et béné'dictions les soins qu'elli' prcntl pour la réunion de tous ses sujets h la religion ratboliqiie, apostolique et romaine, il plaise h la divine Proviilence faire prospérer les armes chrétiennes contre les Initdùles.