‹ AustricheChapitre 9 sur 179 · Ambassadeur il'Espagme à Vi^one · texte numérisé non relu

Ambassadeur il'Espagme à Vi^one

lODÎS XIV UT I/AUTRICHE.

v{ f>nur ctA ofTf'l on lui «dresso des leltros dt^ créance do Sa Majesté aux roH de Siiôdc et do Pologne, à la vmne do Polog^io, à lYdectcurde Brandebourg... Cependant, quelque résolution qu'il ait jug(> à propos dn prendre, il la fera savoir par courrier exprès à Sa Majesté avec les motils qui l'auront oblige! à la prendre, cl enliu tout ce qui se sera passé à Vienne en ses négociations.

Les relations rég^uliî?res entre la France et l'Aulriche ue se renouèrent qu'en 1664 par la mission do Grémonviîle. qui rUemeura à Vienne jusqu'en 1672. Mais ce rnpproctieuuMit n'éliiît réalité qu'une phase nouvelle de la rivalité des deux maisons. Lu paissance espagnole tombait. Le roi Charles II était débile. On avait lieu do croire qu'il mourrait jeune et n'aurait point d'enfants, La France convoitait une partie de la succession de la branche espagnole: elle cliorclia k s'entendre, sur les moyens de 1a fMirtager, avec lu briitiche allemande, Louis XïV se saisit de la Flamlre et du Ilainaul qu'il garda par le traité d'Aix-la- Chapelle, en 1668. La même année, il concluait avec l'empereur Léopold un traité secret pour le partage éventuel de la monarchie espagiiidc. L'entente fut du courte durée. Louis XIV, par sa puissance, par ses prétentions et par ses entreprises, effraya rAlleraagne el rKurope. Les rôles changèrent. En même temps |uc les grandes ambitions venaient à la maison île France, le

îours des grandes coalitions vint à la maison d" Autriche. •• L'entrée de Louis XIV dans les Pays-Bas espagnols avait alarm*^ les Provinces-Unies; l'invasion des Provinces-Unîes alarma l'Allemagne '. » Se sentant menacés, les princes allemands, ligués naguère avec la France contre l'Empereur, revenaient à l'Empereur et lui demandaient de les défendre contre le Roi. Cependant Louis XIV vainquit encore. Il dicta la paix

Nimègue en 1678 : il gard;i la Franche-Comté et quatorze villes

iH Pays-Bas.

Le» relations so renouent avec Vienne. £n neuf oiis^ on y

l. ICiomrr. Introduction à Hltstoire de la tuceetsion d'Kipagnt.

'în

INTRODUCTION

voit so succéder cinq ciuoy«'%s du Uoi : le marquis ile Viliy en 1679; le marquis de Sebevilk' en 168Û; lo conit** de Cheverny en 1684; le corale de La Vauguyoïi en 1685 ; le romlo de Lusigimn en 1687. Ces dix années de paix ne sont, eu vc^rilé, qu'une suspension d'armes. La rivalité est flagrante, elle est avouée ; c'est, selon l'expression du temps, une raison d'Etal. Le marquis de Vitry, qui part le premier, en est dûment averti. » Il trouvera, porte son instruction', il trouvera l'opposition si naturelle et 81 héréditaire de la maison d'Autriche pour la France, augmentée vniisem!)Iahtement par le déplaisir que l'on y a eu de la paix. Bien qu'on l'ait acceptée avec joie parce qu'il n'étoit pas au pouvoir de l'Empereur de continuer la guerre, l'on y a senti avec peine la gloire et la supériorité avec laquelle Sa Majesté en a prescrit les conditions, et la cour de l'Empereur en général et les ministres en particulier ne font point de difficulté de la qualifier publiquement de honteuse. »

Le conflit des intérêts et des prétentions est tel qu'on ne songe plus même à conclure des traités de paix; on négocie des trêves^ on traite nomme on le fait avec les Turcs. On se sent impuissant à régler les dilTerends par la négociation; l'épuisement où Ton est, fait que l'on redoute de les trancher par la guerre. Le prétexte que Ton invoque pour proposer une trêve de ce genre, va sont précisément les Turcs qui marchent sur Vienne et la menacent. On lit dans l'instruction de M. de Cheverny* : « Sa Majesté voulut bien au mois de juillet dernier offrir une suspension de toutes voies de fait pendant trente ans ou au moins vingt-cinq ans, afin que, tous les différends étant sursis pendant un temps assez ronsitlérable pour ne laisser de part et d'autre aucune inquiétude de nouvelles entreprises, la plus grande partie de la chrétienté pût employer ses armes à repousser l'ennemi ccunmun. » II- ne faut point s'y tromper; Tesprit des croisades n'entre ici jjour aucun appoint. Il s'agit pour Louis XIV d obtenir la ratification de raiinexion de Strasbourg cl des annexions opérées par les chambres de réunion. Le Turc arrive fort à propos pour obliger les Allemands à céder

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