‹ AustricheChapitre 100 sur 179 · I. Viran». 1753. T. CCUI · texte numérisé non relu

I. Viran». 1753. T. CCUI

1,E MARQUIS D'AUBETKRRK, 1753.

ftiiit's cr('.|„;;,.p,,jif»s qu'aufime puissancf no peut rai»onnablpment douter des intentions pacifiques d<? Sa Majesté. Les insinuations que le Roi fait faire continuellement par les ministres dans les cours étrangères, les voies de conciliation qu'il ne cesse de proposer aux puissances qui ont entre elles quelques démêlés, ses démarches exemptes de tout înlorêl personnel, sont des preuves incimleslables de la !i4lélité avec laquelle Sa Majesté suit invariablement le système qu'elle a adopté, et du désir qu'elle a de cimenter le grand oii\Tage de la paix qu'elle a formé du prix de ses conquêtes. Si toutes les puissances, animées du même espritde justice et d'équité, voiiloient de bonne foi concourir à l'exécution d'un projet si salutaire et si conforme au droit des gens, il seroil bien plus aisé de lui donner toute sa consistance. On pourroil alors ajitulerfoi à ces protestations d'amitié qui font ordinairflment la matière des entreliens des ministres respectifs dans les cours étrangères, et qui ne sont que trop souvent dénuées de toute sincérité ; on raarcheroit d'un pas égal vers le bien oommim; on travailleroit de concert à l'établissement invariable de la tranquillité [)uhliqui>. et Von ne se verroit pas traversé contimiéllt^ ment par les manœuvres de puissances qui ne songeul qui s'agrandir et qui ne savent point mettre de bornes à leurs désirs. Elles cherchent à voiler leur ambition sous le prétexte spécieux du maintien de l'équilibre de l'Europe. Ce système pou voit avoir quelque apparence de réalité dans ces temps où la rivalité d<*8 maisons de France et d'Autriche faisoit l'objet des attentions ot des inquiétudes de toutes les autres puissances; mais il n'est plus question aujourd'hui de ces fameux démêlés de François 1* et de Charles-Ouinl; les circonstances ont bien changé : le Roi tie songe qu'à vivre dans la meilleure intelligence avec l'Irapéralrice- Reine ; il ne reste aucune trace de ces griefs swannés dans le cœur de Sa Majesté; elle est disposée à contribuer aux avanlagw de Leurs Majestés Impériales; elle consent même à concourir au projet que la cour de Vienne a formé de placer l'archiduc Josepli sur le trône impérial, mais aux conditions que les lois fondamentales de l'Empire dont Sa Majesté a pris en main la garantie seront inviolablement observées, que les alliés du Roi obtiendront de rimpératrice-Reine la satisfaction qui leur est due, qu'on procé-

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