‹ AustricheChapitre 105 sur 179 · LE COMTE II KSTRÉES · texte numérisé non relu

LE COMTE II KSTRÉES

qu'elle défond si mal aujourd'hui, voul, à quelque prix que ^ soit, embraser l'Europe du fou d'une guerre générale, soa dése*poir ne lui faisant envisager pour son salut que cette affrea&e ressource.

La confiance téméraire du roi de Prusse dans des troupes, nombreuses h la vérité et bien disciplinées qui font toute m force; Icspoir du succès d'une irruption soudaine dont il cherche à justifier les motifs avec plus de subtilité que de justice et de raison; la vue de prévenir une puissance qu'il a lai< même forcée de s'armer et de déconcerter une prétendue ligue avec la Russie qu'il a supposée gi'atuitement, mais qu'il ruutl nécessaire aujourd'hui ' ; la fausse espérance d^être soutenu par les efforts d'une association protestante que nul motif ni prélexla raisonnables ne peuvent occasionner, le traité de Westphaliedc 1 648 étant la base du traité de Yeraailles ; enlin la confiance, peutêtre mal fondée , d'être dédommagé dos frais de la guerre par Targent de l'Angleterre, sont les causes essentielles et les reisorts secrets qui font agir aujourd'hui Sa Majesté Prussieime, non sculomcut contre la justice, mais même contre ses propres intérêts.

Sur des espérances si dangereuses, ce prinœ s'expose au ressentiment du chef et do tous les membres de rËmpiru; sec procédés inouis contre la Saxe révoltent également les souveraius et les peuples; sou infraction ine^^cusable au dernier traité d'Aix-lH-(-hapelle doit armer et soulever contre lui tous le» princes qui en sont les garants; la Russie, amie de la eourda Dresde, alliée fidèle de celle de Vienne, ne peut manquer de voleC à leur 8ecoui*s et déjfi ses ministres ont ordre de l'annoucer.

La France, autrefois l'appui du roi de Prusse, aujourdhu ^ Famie intime de Leurs Majestés Impériciles, bien moins liê^ encore avec elles par les traités que par l'intérêt le plus sincèi et la confiance la plus parfaite, remplira ses engagements A Ii égard non seulement avec fidélité, mais encore avec zèle; et elle ne peut employer dans cette circonstance la totaUté de

1. Voir dans Martess, Traités de l'Autriche et de la fl«>"*iV, t| p. 189, l«« ciatioDs qui précédèrent l'acte d'accession de la Russie au traité de VersaîU». V^^ eut liou te 31 déctimbre 1756.

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