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EXÉCUTION DU TRAITÉ D'ALLIANCE

8 pour venger la cour dp Vienne, c'est que son honneur, la de sa couronne, la sûreté du son commerce et la juste lion qu'elle doit à son pnviUon et k ses peuples, Fobligenl point affoiblir les moyens qu'elle emploie pour tirer de eterro une salisHiclion proportionnée aux insultes, aux ces et aux injustices qu'elle a si longtemps et ai patiem- It essuyées de la part de cotte puissance. In persistant dans cette resolution invariable, le Roi ne sert moins efficacement Leurs Majestés Impériales que lui-môme, ique les Anglais sont manifestement les seuls auteurs des iïles actuels, et que leur arg:enl, leurs alliés et leurs intrigues les vraies et uniques ressources du roi do Prusse, lus Tabîmo ou la cour de Berlin se précipite est profond, il ©si h croire que, d'accord avec l'Angleterre, elle tentera «imiers efforts pour grossir son parti, soit en essayant de ire les puissances du Nord et quelques princes protestants, ^le crainte imaginaire d'une ligue catholique,, soit en intimiplusieurs autres membres do l'Empire voisins de ses Ltats estphalic et alliés du Roi et de la cour impériale, en leui* faicraindre le traitement tyraunique exercé contre la Saxe, en lAchant d'émouvoir la Ilollande, d'armer la Porte et tourner la Russie du dessein d'accorder le secours puisqu'elle prépare et qu'elle doit aux cours de Vienne et de

il est certain que le traité de Versailles oblige le Roi à four-

Sa Majesté l'Impératrice un secours de vingt-quatre mille

es dans le cas où celte princesse seroit attaquée, il n'est

otns vrai que la guerre allumée dans l'Empire par le roi

«»e et la crainte dont sont déjfi affectés les électeurs

et de Cologne forcent le Roi à remplir ce qu'exigent de

garantie du traité de Westphalie, la protection de ses alliés

ràreté des secours auxquels ils sont obligés par leurs

mt mettre à couvert la paix publique, les constitutions et

»rté de l'Empire et surtout pour pouvoir fournira Sa Majesté

ratrice les moyens de tirer satisfaction de ses ennemis,

BéeMsaire que tes deux cours concertent sans perdre

LE COMTE D'ESTnÉES, 475f».

de temps leurs

politique» et lenrs opéraii

inili-

mesure taires.

Les affaires politiques étant traitées à la Cour par le comte do Slarhemberg ' avec la satisfaction de Sa Majesté, il a paru important au Roi de choisir un militaire qui eût assez d'expéri»^!!^ et de capacité pour inspirer de la confiance aux ministres et aux généraux de la cour de Vienne et pour régler avec eux les jiliins et les dispositions qui paroîtront les plus convenables et les plu* Utiles à Leurs Majestés Impériales.

C'est par ces importantes considérations que Sa Majesté a nommé le comte d'Estrées, lieutenant général de «es annéei, chevalier de ses ordres, pour se rendre incessamment à Vienne en qualité de son ministre plénipotentiaire.

L'attachement reconnu du comte d'Estrées pour la periofloe du Roi, son zële pour sa gloire, ses talents et ses s«rvic«.s si longtemps éprouvés, son application dans les détails et rétendop de ses vues dans le métier «le la guerre, mais surtout son exacte probité, ont persuadé à Sa Majesté que nul autre ne seroit plus propre que lui à exécuter avec succès l'importante commission dont il doit être chargé.

Si en allant à Vienne le comte d'Eslrées éloit obligé de s'arrêter à Munich ou dans d'autres cours d'Allemagne, ce qu'il doit éviter autant que la bienséance pourra le permettre, soa arrivée à Vienne ne pouvant être retardée sans de grands incaavénients, il aura soin d'exprimer à l'électeur les sentioieDl* d'aiïecLion du Rot pour lui et pour sa maison, laquelle dans toiia les temps a reçu des marques si essentielles de ramitiéftde la protection de la France. Il doit s'expliquer en termes forts sur l'union étroite et Tintelligence parfaite des cours de Versailles et de Vienne; sur la forme résolution où est le Roi de n'mplir avec la noblesse qui lui convient au delà même de ses engage ments ; et, sans manquer aux égards qu'exige la dignité do roi«îf Prusse, le comte d'Eslrées ne doit pas dissimuler la juste surprise et le ressentiment de Sa Majesté au sujet de l'iavasioD de la Saxe et de la Bohème et du traitement indigne exercé

I. Le comte George» de Starheœberg, né eu 17Si, minislre eu FranM M iî^i ninbassadeur en France en 17r»(}-n66, prince de l'Empire en 1163, morleo IW^-

Langage a tbnih es au^emagne.

Étuis el la famille d'un roi h<\*ni-|>èro do M. le Dauphin'.

"D TiP doit pas manquer non plus do faire sentir à iii cour de

Munich que fintenlion du Rùi avoit rlr dVissurur la paix de

^J'EuropP par le traité de Versailles, et que tous les souverains et

^Hfes peupt(.>s, instruits de ses senlimonls, ne peuvent que s'en

^Krendre aux puinsimces qui l'ont .ni injustement troublée.

^ft ËQ pai'Iant aviM.' dignité sur tous ces points, le comte d'Eslrées

^Véludiera particuliëroment à dissiper les craintes des princes de

^BfEoipire, il leur faire apercevoir combien les ennemis des cours

àe Versailles et de Vienne ont d'intérêt de les intimider en les

^^erauadant que la France, occupée de sa guerre avec TAngle-

^^erre, ne sera ni en volonté ni en force de secourir ses amis

d'Allemag:ne. ni d'entrer vivement dans une guerre qui lui est en

quelque faç4>n étrangère et qui n'intéresse après tout que les

^Bonrs de Vienne et do Russie, avec lesquelles elle n'a de liaisons

^^roiles que depuis peu de temps et peut-être par des motifs

li tiennent plus aux circonstances actuelles qu'à toute autre

mftidération.

C'nftt principalement contre ces discours artificteusemenl

^6 que le comte d'Eslréos doit s'élever avec plus de force.

De pareilles idées sont si contraires à ta droiture des prin-

el des intentions du Roi, que ses ministies ne suuroient,

lÉ lui manquer, souffrir qu'elles s'accréditent, et c'est rendre

>innnage à la vérité que d'assurer que le Roi est résolu d'être

^ajoun» également fidèle aux traités de Wesljjhalie et de Ver-

illes, et qu'il n'oubliera jamais combien il est de son intérêt

de sa gloire dVn remplir les engagements dans toute leur

indue.

La eonnoissauce du monde et dos affaires, et l'expérience

l'a \e comte d'Estrées de la réserve avec laquelle un ministre

»t8 doit parler et se conduire dans les pays étrangers, ren-

Mit superflues les instructions qu'on pourroit lui donner à cet

rd; personne ne peut mieux saisir que lui le milieu qu'il y a

lire le mystère et l'indiscrétion, ni démêler plus sûrement les

1. Le Dnaphin, Louis, (Ils do Louis XV, né en 1729, avait épousé, «d 1747, Mtti»Jo»>pbe d* Saie, flUe d'Auguate IIL électeur de Saie, roi il<> Polo^e, qui fklaèra ds Louis XVI, de Ix>mB XVIII et de Chnriea X.

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