‹ AustricheChapitre 115 sur 179 · LE COMTE DE STAI.V VILLE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE STAI.V VILLE

Si le rui de Prussv auquel on avoit communiqué le iraiti* de Versailles, k rexception d'un arliclc secret qui ne regarde que l'IUlîe', avoit été sage, il se seroit conlenlé do veiller à la défense de ses htals ol do demander à accéder ù ce même Intitv. proposition à laquelle il étoit bien difficile de no pas déférer.

Par cette conduite également habile et prudente, il sfroif |mrvcnu à rompre toutes les mesures ollensives auxquelles la cour de Vienne cherchoit à nous engager.

Mais l'inquiétude et l'ambition do ce prince ne lui pemiirent pas de s'en tenir ù des résolutions si sages ol si modérées. Le bruit de ses armements se répandit bientôt on Allemagne, et la France, toujours de bonne foi, ne cessa de l'avertir par le (^nal du marquis de Valory, ministre plénipotentiaire du Roi à Berlin, des conséquences que pourroient avoir de pareils événement*.

Le marquis de Yalory remit au roi de Prusse, au mois de juillet 17o6, un mémoire par lequel le Roi déclaroil es^eisèment que si la cour do Berlin attaquoit celle de Viemie, la France assisl^-roil sa nouvelle alliée non seulement ar\ec Iw vingt-quatre mille hommes stipulés, mais aussi avec les secours qu'une graude puissance doit fournir à une puissanc^^ égale.

Le roi Je Prusse fit peu d'attention à cette déclaration, et «oil que ce {trince neût pu se persuader que notre union avec l'Impératrice fiit sincère, ou qu'il eiU méprisé nos conseils et uos ressources, il parut ne craindre que médiocrement la combinaison do nos forces réunies avec celle de la cour de Vienne.

i. .\rlicle séparé et secret, d" 3, <Iu Imilé du i<"^ iiini I75G : « Sa MaJMté Très Chrf>lt«ane «t Sa Majesté l'Impt^rairice, reiae de Hongn« i-i de Bohème, venant d'affermir, par le Irai'.é d'union et d'amilie défeasif eooclu c' signé aujourd'hui entre elles, la l)onoe correspondance et la parfaite int»"llig'û'''' qui subsistent déjà heureusemeol entre leursdilcs Majestés et délirant de les ttai^ inaltérables, allies se proposent de s'entendre et de ^'arranger sur le pied d'»»* conveiiaiice réciproque, juste et équitable, sur tous les cas qui n'auroient !»»»••* BuftlBaninient prévus duos le dernier traité d'Ais-ln-Chupelle, ainsi que sur à** difTértmds lerritoriam et .lalres objets qui pourroient un jour troubler U trH>' quillité de l'Europe et diviser entre elles leursdites Majestés ou alliés, oohUP' aussi sur Ich objets qui pourroient intéresser en particulier le repos Af l'Il»''*- A cet effet, elles se pronietient réciproquement de prendre le plu» tôt |>o«fl'''*' entre elles, et avec d'autres puissances qui y sout intéressées, d'un uoniraun (onc't* et non autrement, et sur tous les objets, les moyens qui leur paroltront lei plu» ff^" près à rexécution de ces vues aussi justes que désirables. t<

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