GUERRE DE SUCCESSION D'AUTRICHE
)tfs h r»»ite succession; la couroiiue impériale qm avoit fait le lien dp Innl «VLlnts rlispri'sôs, sortie do celte maison par la mort du fleruier prince trAiilrirhe qui la possédoit, tout serabloit favoriser le dessein d'an<^antir cette puissanco en la pnrl^if^ejinl; et c r>8l d aprtîs ce tableau que la France adopta le système de diviser les Etats de la succession de la maison d'Autriche conformément aux droits des prétendants, et d'entremêler si hieu les difFéronls partages que les nonveiiux possesseurs fussent oonttnuelleinent attentifs à s'opposer à ragrandissement les uns dfii Autres et II cmprrher qu'il ne s'élev.At une nouvelle puissance aussi redoutable ù la France et aussi ennemie de son repos que l'avoil été lu deruiëre maison d'AuU-iche, de façon que ptu* ce moyen la tranquillité publique piU Atre rendue ^ Pavenir solide el durable.
La fin de la jj^uerre ne répondit pun a mui objet. La maison fie Bavi«>re djrns laquelle on avoit fait enti*er la couronne impériale, la perdit et fut ruinée; la Saxe épuisée; les autres prélenl^pit» k la succession d'Autriche, si l'on en excepte le roi de Crusse, ne recueillirent que peu de fruit de leurs efforts; ce prince fut le seul qui enleva le plus beau lliniroii de la couronne d'Autriche en conquérant la Silésio, et l'on vit s'élever eu lui une puissance d aut^mt plus formidablo qu'il C4)nserva sur pied une armée nombreuse, la mieux exercée et la mieux disciplinée de Europe, et qu'il se fit une rcjrle de n'en observer aucune, que seule convenance, tant à ré.^ard de ses alliés que de se«
Le Roi n'oublia rien h la vérité pour rendre solide la pacifh* lion d'Aix-la-T.hapelle qui termina la .c;u»?rre en 1748. Sa ijesté. p;u- un effort de générosité que l'humanité ne r.onnoispoint encore, sacrifia ses succbs el ses ressenti meVits au rétabtissemeBt de ht bonne intelligence avec ses voisins et U celui
ila tranquillité générale. C'est k ce* sacrifices et iiux soins ligables du Hoi que l'Itlurope a été redevable du repos doiiL a joui juHf|u'en 1755, et elle en jouiroit encore si les rois d'An jfle terre et de Prusse avoient été animés d'un xèle aussi ^fi*re que Sa Majesté pour le bien public; mais ces deux ices ne rogurdl'rent In paix que comme une trêve monteu-