LE COMTE DE CHOISEUU, IIS
tautîo ot t(jiniji« un moy<Mi sûr d'abuser de la confiance de leun voisins dans la foi des truilés, on se pn'pai'jint à les altaqncar inopinément pour se procurer de nouveaux a-\*anta^ h leur» dépens avant qu'ils fussent en état de défende.
L*Iinp«iatrice-I\eine instruite des menées secrètes du roi de l*ru8sc avec l'Angleterre contre la France fut indignée tic la perfidie d'un prince qui avoit do si grandes obligations au Roi; elle dédaigna d'un autre côté de servir d'instrument à rambilion du roi d'Angleterre aux dépenH de la France, et iuspiréi; \vah rapport dr ses sentiments généreux avec ceux du Roi, elle lui donna eonnoissance des négociations du roi de Prusse et offril son alliance à Sa Majesté. M*"' la marquise de Pom])adour fut la dépositaire des premières ouvcrtui-cs de cœur de c-elte jinnceMc pour le Roi. et par une habileté et une prudence qui lui sont aussi naturelles que rares à son soxc, elle posa les premiers foudements de l'union que les weurs des doux souverains avoienl préparée.
Une seule diflieulté s'opposoit à la conclusion de ralliance; elle résidoit dans k fidélité inviolable du Roi à ses «lliés. Sa Majesté, malgré les trahisons secrètes du roi de Prusse, ne vouloit point l'abandonner qu'il n'y eût donné lieu par quelque démarche authentique. Sa Majesté Prussienne ne tarda pas à lui on fournir le sujet en romj)ant ses liaisons avec la France. Ce prince, unilgré les représentations de rambassudcur que le Roi lui avoit envoyé pour les renouveler, et pour concerter avec lui le plan dos mesures nécessaires à sa sûreté, se lia de préférence avec le roi il'Angleterre, alors ennemi déclaré de la Kranw. et ce ne fut ijii'après (ju'i! cul signé et ratitié le traité du 16 janvier 173() avec Sa Majesté Britannique que le Roi conclut lo traité défensif du 1" mai de la même année avec l'Impératric*- Reine et la convention de neutralité pour les Pays-Bas, dont les copies sont ci-jointes.
Jusque-là l'union des deux cours ne consistoit que daD» des liaisons d'amitié réciproque, dans les stipulations d'une défense muluello, et le maintien des traités de Westphalie qoo l'on avoit pris pour base de la nouvelle alliance; et quoiqiK' l'Impératrice eût fait des ollres très avantageuses au Roi pouJ