futruotion do ViUam
INTRODUCTION
maison d'Autriche sur TEspa^ne. fi parul moins rcdoulablp d'établir à Madrid uu arrhiduc qu'un prince de la maison de France, La mort de FL-rapereur Jost'ph I""enl71 ï changea toutes les conditions de la guerre. Ce prince ne laissait point de fils. Sa succession passait à son frère Charles dont la coalition entendait faire un roi rrEspagne. Le dang^er de reconstituer l'Empire de tiharles-Quinl parut alors d'autant plus redoutable, que la France était plus épuisée et plus disposée k accepter les conditions de l'Europe, c'est-à-dire la séparation éternelle des couronnes de Franco et d'Espagne. La paix fut signée sur ce principe, à Ulrccht, eu 1713, entre la Franco et l'Angleterre, à Uastadt et à Bade, eu 1714, entre la France, TEmpercur cl rEmpirc.
Les rapports entre les puissances de l'Europe et, en particulier, les rapports entre la France et rAutricho subissent par reflet de ces traités des modifications profondes.
Les Bourbons régnent désormais en Espagne et aux Indes. Ju.squ'à la mort de fdiarles II, le sang autrichien coulait en Espagne; désormais c'est le sang fiançais. Les deux hranclies de la maison d'Autriche étaient alliées, elles pouvaient se confondre. Ce danger n'est phfs à craindre. L'Autriche sans doute faisait d'importantes acquisitions : les Pays-Bas espagnols, le Milanais, le royaume de Naples auquel elle joint la Sicile en 1718. La même année elle dicte atix Turcs la paix de Passarovitz qui lui donne Belgrade, le banat de Temesvar, la Serbie du nord. C'est l'apogée de l'extension territoriale de la maison d'Autriche. Elle présente, en apparence, une puissance formidable. Le prince qui en dispose paraît porté aux grandes ambitions. « Il regarde, dit un document contemporain ', il regarde comme autant d'usurpations faites sur lui les Etals dont il n'est pas le maître, et la privation de l'Espagne et des Indes lui cause