AFFAIBLISSEMENT DE L'AUTRICHE
JUUf
ir-orc plus do peine qu'il n'a de salisfactioii d'avoir ajoul(5 la >ss«»ssion du royaume de Naples, celle du MIlRimis et eelle des '1*ays-BaH à la succession qu'il a recueillie de ses pères. » Il ne faul point s\.»n tenir aux apparences. Considéré de plus près, colosse semble infiniment moins redoutiible. Les Pays-Bas )nl séparés du corps de la monarchie et sans cesse exposés entreprises de la France. L'iLalîo détourne rAutrtche de traditions politiques en Allemagne. La France y peut lou- >urs créer des lignes. Elle y trouve la maison de Savoii! qui »t disposée à y prendre le rôle que la maison de Bavière a joué el que la maison do llohenzolleni connuence h jouer en liemagne. Les finances de {"Autriche sont épuisées, « A quelle degré de puissance que l'Empereur soit parvenu par les ides acquisitions qu'îî a faites, écril-on vu \1^^\ l'on n'ignore pas que nonobstant les secours qu'il a eus do pilusieurs inces ûu dedans et au dehors de l'Enqtirr, les dé(ienses de la lerre ont mis un grand dérangement dans ses finances, et le d'ailleurs ceux qu'il retire des revenus des Pays-Bas, de la longrie, du royaume de Naples et de Sicile et du Milanais à peine à l'enfretiiiu des places et des Iroupes néces- >ur la garde de cbacun de ces pays; en sorte qu'in<lépendaminent de ce que chaque partie de ses nouvelles acquisitions lui est même à charge pendant la paix, il ne seroit pas en état de soutenir les dépenses do la guerre, surtout lorsqu'il ne trou- ^— Veroil pas les même ressources que l'Angleterre, la Hollande ^bl plusieurs princes de> l'Empire lui ont fournies pendant le HpBinlift la dernière. »
Ce sont des territoires, ce n'est pas un Étal. L'Autriche reste une Maisou, et cette maison menace ruine. L'empereur ^Chartes VI n'a point de lils. Il doit compter avec les cou- ^BottisM dos autres maisons souveraines.
11 c^ vraisemblable ' que si ce Prince avolt queltpie projet on vue, il seroit p<'rsonnellcraent retenu par la réflexion fl<^ Télnl où se
t. loatractioo du dae de Ricbelî«a, 1725. S. laatfnetion d« Richelieu.
I* I5T»ODrCTIO?L
lr9«T'<- io. CBJif*^:«. L'oa xiÊ/t |<«rGt fiof LriL>:««*r rï»ftEÂîtml» c« d «st sur
les aiÊEe:? ^^T'iCKà s» ob'-rt. *: -çE* irrrric «ti* "-îuli -sAt «T^tifuils ■àks «iiiaptkibt-?^ 4» «»:-at*Hiir ïa ^ras*i»r 4^ -mi izuisc-Q. pfaê««<{»^. prtvoTiaî '^TEf* iîi»t *Tiïc«»aL?*îit i*?r€£t fiTTî «Jt! j:irtiî"-7 4îs znaids Etals q«"î[ X *'^yIi<. c?:-!» ««îni»ffi<*at S x iii\ r»^>aiîkftr»- ptr fc» EUt$ des r>Tasa3»>rf d-r Hiozri» -et p4r £a f^!z^ sn&d» pMtM: d» aatr» Etais ^H p»:-e*tii4?*. ï'orir^ 4-?- «kk>:"î«*»:>q •jalt i •etiûti -. aitai* «fse imitai 4105 ui craÔBit^ qœ^ l^ {r<:i:$3a&!<ft^ êtriiLX-ir^ &(f o:a£nà«ac&î>ait dans fc liimp* a. fiir^ irjic>r b^ iii?y»;*ssî': :i* q^H iT-:ct iirl**- fl a fait 4t>tBdii«î'e^f p*r *.e< mziiîtr^.- »î?i^ ir^ Rci. »* rx •i'Aarfet-'rr* «< le roi tf'ËïÇazzitf TC'dio&^ïil tw-^s jTiruLtir ^:>^tt? di«|i*:':st>:'S-.. : ^& $i:}d«' <iiiH «st *c«»f é^ j»ijn*r— qç** «»?■ PriiK»». «Kitop* A* re**»;»* *«r r«tai de
sa maêî*>a. vtt froin |ia5 «iri,^ «ef Êati^nk5 paîs««*at toi fi^enikettre
et ijcn^.T 2a<:3XB:§ prjj*?!* >:pi p*>Qrr^'C*»t at.xt «fes icit«s iofkrves et
On 3*î- <d?iBaiide «iës lor» i»t Fniipr«- «i ie t«iii|ts d» loties sp4iéxaii£î«pi^< et •i<e^ riralîtêrs arikarDi?y« B*e$t point pas5«: si f^Ëft» n'ijat pi>mt p^nia î«»iir rmt4*>a d'être prÔKipai^if. et s'il ne serait pas pêns <azi^ <i<> cb«Mr>r&i^ à sVat^ndiv svr TinkifrH com- BBit ç^l*^ l'oa a .f»«*:'rmai*, de part •►t d'aatre. à ocwiservipr ce ^■e Toa a o>ba^kc«. E <e iDanife:«ie. as lesi^nnaiiL des traités dXtreckt et de Bade, certûa* sisne* de rapprûcbement. et l'on Tott $e de^^iner I«e^ î>iê«f «i^. aprë^ deux :£rLade» crises de latte. iBÊroBt par tri«jmp^er dédaitivemeat en IT^ et ev>BdairQiit les ■aKott? de Frui-:e et d'Aatn»:lke à «L'C^Klttre entre elles on traité f aQîaofe. fi e^ LUtêre^^ôaat de suivre ces transtlioa» à travers ks ÎB5tnieti«34is des amlu^iStdeiiLr». Ces disp*3i>itM>as noavelles soat i£hii*|aêes et inf:>vfvêes p>>iir ui première foîs dams l'insiraotim <pû est dresi«<re. le ^ janvier ITiS. posir le comte da Luc.
j-^iyrtiir-t il q^ 5*<><t trt?aTê 'le >^^a]oa•:ttz^e oÀ Ws desseias do Roi et les intérêts «i-: l~EŒ.penîor 4i-f a: >étë ACâsi ci:a5:'nx*es «{bUs le sont asfMxrdliixî. Le R-jt d-e^tr? Ee in.iia.ti-:a •!•? Li poo. poor le <<>Q]a^iiient de ses peuples, poor l-i hhin. dr li ciii5.:n r.^yile et pt^or sa propre trattîaiSife». Il est d»? ItntënJt d-* ITniporf ut. de la désirer et d*y eootriJEKZier p*^ar e£iip<îcîter U tn>p srmde p^xsssuice des ennemis
jîtions de rapprochement.
sa maison dans l'Kmpiro... Eolin rintérCl do Ja religion s'accorde en ci'tlc occasion avec les intérêts temporels... Un dos premiers .soins du comto du Luc sera de porter l'Empereur à désirer la paix avec l*Bipigne comme nécessaire à r«5tabli.ssement de la parfaite inlelligeace que ce prince semble et doit souhaiter de former avec le Iloi, e«r immtSdialemont après que cette paix sera faite, toute cause de jnlunixic cesse entre la maison de France et celle d'.Vulriche, et les sujets de défiance et de séparation cùdent non seulement aux liaisons du sang, raaî* encore aux véritables intérôls de la religion, qui doivent plus que tout autre niotif réunir le Uui et l'Empereur pour la défendre contre ses ennemis au dedans et au dehors de THnipirc.
Sur ce principe, qui entraînerait loute une révolution dans le» alliances de la France en Allemagne cl dans le Nord, subaliliirrait aux alliances jjrrdeslantes do la Suède, du Danemark cl du Corps vvtmgèliqnr dans rEmiiire, celles de l'Aulriche cl de« princes calboliques, les deux cours pourraient établir une entente qui leur assurerait lo gouvernement deTEmpire et de TEunipr. Après se Tèlre si longtemps disputé, elles le parta- MÎent. •' L«Hirs divisions, sources de tant de guerres, oui •rvi jusqu'à présent de contre-poids à leur grandeur naturelle, et M! sera par une intelligence parfaite qu'elles maintiendront désormais la supériorité qui leur appartient au-dessus de tant do puissances qui prélendoienl s'égaler à la maison de Franco cît à celle d'Autricbe par la seule raison qu'elles faisoieut la guerre h l'une ut que l'autre les ménageoil pour en recevoir des «ecours. m C'est ainsi qu'ont grandi les maisons de Prusse, do Savoie, de lïanosTc, de Bavière : il est temps peut-être du les rmiottlcr après s'en être servi. L'Autriche d'ailleurs trouverait •es avantages et ses convenances d'anibilion dans le [tnrli qu'on lui propose, et l'objet que l'on suggère h sa politique est celui que lui suggéreront dorénavant tous ceux qui voudront l'afTaiblir en Italie et en Allemagne, ou même l'en écarter complètomenl. L'auteur de l'instruction du comte du Luc, M. do Torcy, c^matale que le» idées du Roi s'accordent avec celles du prince £ugène de Savoie, qui est en Autriche le personnage principal, is lo conseil aussi bien (ju'ji l'armée : « Il paroît persuadé le le maintien d'une bonne paix avec le Roi convient égale-
BMccKti. ma txcmvcT. oifLojiAT. I — 2
INTHODUCTIOIV.
mont aux înlérôls do la maison d'Aulrichc et à ceux do la religion on Allomagno. Que si l'Emporour vout s'agrandir et no pas laisser ses Iroupos oisives, il doit los occuper à faire la guorrt? conlro les Turcs; que c'est sur ces îiifidolcs qu'il faut conquérir, exercer à leurs d»^pens les ofiiciers et le» soldats qui désirent cette guerre avec ardeur, enfin soulager les pays héréditaires en faisant vivre les troupes impériales dans los provinces de rEnipire ottoman. »
Telles sont les dernières xiies de Louis XIY. Le gouvernomont delà ïlégenci* les partage. Mais il reconnaît qu'il est nécessaire d'y appoi'tcr (juelquo mesure : on prétendant substituer un système à ub autre, on fera métier de dupe tant que l'Autriche ne modifiera ni ses desseins ni ses habitudes. C'est ce qui est advenu, en cfTet, à la suite des propositions de Louis XIV au sujet de la religion. L'Autriche en a pris acte, non pour y adhérer, mais pour exciter contre la France les niéliances des princes protestants et les attirer dans son jeu. On recommande, en 1725, au duc de Richelieu qui se rend à Vienne, d'observer à cet égard de grands ménagements :
Sa Majesté, toujours également disposée à protéger la religion eathotiquR, souhaitcroit que, sans contrevenir à ses engagementi» comme garante des traités de Weslphalie, il lui fût possible d'agir dans cette vue de concert aver l'Empereur. Ce devroit être môme un des principaux fruits de l'union si heureusement établie entre elle et ce Prince ; mais l'expérience a fait coniiollrc dans plusieurs occasions que la cour de Vicniit', employanl le spécieux préLexlo de la religion pour le succès de sos vues, abuse aisétJienL de et; qu'on lui confie qui peut regarder Tavanlagn de la religion catholique, etqu'ello pro- Ole des ouvertures (pi'on lui fait pour inspirer aux Trotcstants des défiances des intentions du Hoi *.
C'est une malii>re exlrèmemeiit sublile et délicate (jue celle de ces alliances d'Allemagne. On est loin d'ailleurs des traités de Westphalic. Les souvenirs des guerres du PulaLinat sont tout vivants dans los âmes. Les Allemands craignent Toccupalion