TRAITÉS DE P\IX
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motifs k ceux qui porloienl <l«''jh depuis longtemps le Roi à la paix, H la cour de Vioune ayant consenti à ce qup Sa Majesté ftt négocier dircclemcnl avec l'Angleterre, les articles prélimiuairefi furent signés à Fontainebleau, le 3 novembre 1762.
Cet événement eut sur la gueiTe d'Allemagne rinflueiice qu'il «voit avoir.
Les cours de Vienne el de Berlin, se voyant à la veille d'être privées de l'appui de la France et de rAngleteri^î, seutirenl qu'il éloil temps de mettre fin à des divisions qui ne ]>ourroient désormaiit les conduire qu'à un épuisement certain, el le désir de lit jMiix étant devenu égal à Vienne vi h Berlin, la négociation ne fui pas longue. Elle fut conclue à ilubcrtsbourg, Ih 15 février 1763 ; on y signa deux traités, l'un entre l'Impératrice-Reinc et le roi de Prusse, et l'autre entre ce prince et le roi de Pologne, électeur de Saxe.
Cinq jours auparavant, c'est-à-dire le iO du même mois, le
ilé do paix déHnilif entre la France et l'Espagne d'un cMé, et l'Angleterre et le Portugal de l'autre, avoit été signé à Paris, et la tranquillité générale se trouva ainsi rétablie après sept ans d'une guerre dispendieuse el mineuse.
L'état où elle laissoit la France el celui oij elle laissoil la muison d'Autriche différoient infiniment. La cour de Vienne n'avoil pas rempli son objet à la vérité, mais les secours multitipliés de la France l'avoient mise en état de ménager ses re8soui"ce8, et ses possessions n'avoient point été entamées. La France au contraire, après des elforls prodigieux en tout genre, employés tant pour sa propre cause que pour celle de ses alliés, avoit perdu plusieurs de ses colonies et avoit une infinité de maux à réparer : l'épuisement des finances surlout se faisoil sentir d'autant plus vivement que le retour de la paix découvrit toutes les plaies que la guerre avoit faites h l'Etat ; mais le Roi, en coupant du soin de tout réjtarer, ne perdit point de vue ses gûgemeuls avec la cûiir de Vieime. et Sa Majesté convint avec elle d'un arrangement au moyen duquel cette course trouvera, dans l'espace d'un petit nombre d'années, remplie des arrérages des subsides qui n'auroient pu lui être payés régulièrement peii-
il le cours de h guerre, .sans s'exposer à des inconvénients
LE MARQUIS DE DUUFORT, ITOl.
dont le ronlre-K'onp seroil rolombé sur h»s alliés «le la Fraw*.
La cour «le Vienne n paru sentir tout Uy prix «les procé«iv»<lu Roi el rcn«lrc justice h ses sentiments et à ses principe*. Sa Majesté, de son côté, n'a eu essentiellement qu'à se louerdeia conduite du minislfere autrichien, et la confiance mulutjlle paroU snlidement «'fabîie par ICpreuvii réi^iproque que les deux roiin ont faite pendant dix années de guerre el de paix, de leur fidélité à leurs engagements et de leur constance dans leur amitié. Le mariage de TEmpercur aujourd'hui régnant, alors archiduc, av rinfiiutê Isnhollc, petile-lill«; flu Hoi '. avoit multiplié el resserré les liens des deux cours, el la mort de celle princesse n'aappo aucune atteinte k l'uuion la plus intime qui en avoit été le fruit.
Le Roi est dans la ferme résolution de maintenir l'étiuii intelligence et Tamitié sincère «jui régnent entre Sa Majesté rimpératrice-Ileine. dont le désir pamît être d'y travailler d* wi côté avec le me'ime empressement. Quant à ce qui concerne le sentiments et les dispositions personnelles de l'Empereur, le R a tout lieu de penser que l'attachement tendre que ce jeui })rince ne perd aucune occasion de témoigner à Sa Majesté sincère, puisqu'il est fondé sur les sentiments les plus chers ai cœur de l'Empereur : la tendresse qu'il conserve pour la mémo de rjnfuulo, sa première femme, et son amitié pour lapeti areliiduchcsse, sa fille et arriére-petile-fillc du Hoi. D'ailh-u l'exemple de rimpératrico-lXeine contribuera vraisemblablemem autant que Fintérét d'Etal, à faire adopter à ce prince le systèm politique qui doit faire la gloire comme la sûreté des deux monarchies, el qui no peut, lanl qu'elles y seront fidèles, qu'assurtAH leur bonheur et augmenter leur puissance. L'ambassadeur daH Roi lâchera «le mettre souvent ce tableau .sous les yeux de PEni pcreur, et il ne perdra aucune occasion d'entretenir ce je prince de la solidité el de l'uliliLé de l'alliance du Roi.
Tels sont les principaux objets dt» la mission du sieur marqui» de Durfort. Gomme son zèle pour le service du Roi, ses lalenU. son application et Favauttige qu'il aura de trouver la cour «le
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1. Joseph II avait époiué, en 1760, Marie-Isabelle, Rlle de don Phiiiitpa '^ Parme, Infant d'Kspagne, et de Louse-Élisnbrth de Franc«>, fille do Lomi XV, Celte princesAfl mourut eu 1763.