‹ AustricheChapitre 137 sur 179 · LA FRANCK ET L'ALLEMAGNE EN · texte numérisé non relu

LA FRANCK ET L'ALLEMAGNE EN

H^Be pré|>arce à lui donnor &a confiancr par cello qtio los sicui*» PH^Ve Choiseul et do Praslin, et le sieur ramte du <lhûtelet se aoiil acquisu auprès d'elle, ont fiiit lo motif du choix do Sa Majesté, ils In sont aussi de IV-spérance qu'elle a qu'il s'acquittera, à la satisfuction réciproque des doux cours, de la commission qui loi est ronfiée.

Après avoir tracé les principes du Roi en ce qui concerne la monarchie autrichienne, il reste à C'Onsid(^*rer dans la personne de l'Empereur le chef du corps germanique et à faire connoltre aa sieur marquis de Dnrforl le systhmo rie Sa Mnjesli' l'elativemont aux aiîaires de Tempire d'AHemajrne cl la conduite qu'il aura à tenir eu conséquence.

RLo sieur marquis de Durfort n'ignore pas de qindle importa il est pour la France de conser\'er en leur entier les droits de proteclioM et d'ussislnnce que la g^aranlie des traités de Weslphalic de 1648 a assurés à la couronne. Ils donnent au Roi vue influence directe et nécessaire dans toutes les affaires de TAllemagne et autorisent tous les princes et Étals, opprimés dan» leurs droits ou dans leurs possessions, h réclamer son appui et secours. Cette prérogative est aussi glorieuse qu'util»? à la chie françoise, et le Roi est très jaloux de re.\ercer avec rit de justice et d'impartialité qui doit accompagner des actions aussi belles et qui ne peut que lui concilier la coufiance de tout l'Empire, en conlrihuanL iui maintien des lois, en préservant la constiluli(tii de toute alteinie et en accordant aux proies- ^bts comme aux catlioliques l'appui et la protection qu'ils Cuvent être fondés à réclamer.

En formant l'union la plus étroite avec l'Impéralrice-Reine,

ée du Roi n'a jamais été d'alToiblir ce droit précieux de su

onne, ni de se prêter à aucune mesure qui pût donner

tnte aux stipulations des traités de Westphalie et aux libertés

aniques. Elle déclara nettement ses intentions Ik-dessus en

iant avec la cour de Vienne ; c'est par ce motif que ces mêmes

tlxaii^s ont toujours été mis pour base de ceux que le R(n a faits c elle, et Sa Majesté a donné pendant le cours do la guerre Bieui*» preuves éclalanles de la constance de ses dispositions à égard.

LE MARDUIS DE DLHFORT, n«fl.

Llnloiilioii du Roi esl donc que son unihassadt-ur ir.ivuiilr k aflermir runioii nouvelle do la Franco avec hi cour de Vu'uiie, sans afFoiblir cello qui t^sl anciennomenl établie entre la Franco et l'Empire et dont le nœud le plus ferme réside dans la garaolie des Iràitr'is <lo Westphalie, qui. en fixant les bornes de Taulorili impcrialc, assure aux princes et Llats de l'EiinpH" ^'^ .ir..iu.i.. leur liberlé et de leui' religion. ■' . .

Il est d'autant plus important que le sieur marquta de Dtu^ fort conforme à ces principes sa conduite près la cour de Vienne j| et son langage aux ministres des princes de TEmpire, qui lui n feront paroUre quelque inquiétude sur refTet des liaisons du Roi avec la cour impériale, que l'opinion que les ennemis des deux coui*8 ont cherché à accréditer pondant la derniëre guerr» ea représentant Falliance comme tendante à établir le despotisme d« la cour de Vienne en Allemagne et h élever la religion catholique sur les ruines de la protestante, n'est pas encore lotalemeat détruite, et que rancieune confiance des Étals de TEmpire dans les sentiments et dans les dispositions de la France n'a pu cnoora être entièrement rétablie.

D ailleurs, il paroit que le début d'un nouvel empereur qoil donne unt* attention tout à fait particulière aux affaires de r£iiipiro, a causé des alarmes à quelques princes qui craignent que Sa Majesté Impériale ne se prévale de la puissance de sa maison, pour étendre raulurilé impériale au delà des bornes qui lui sont prescrites. Le Roi est bien persuadé que la cour impériale n' aucun dessein contraire au maintien du système germanique et qu'elle sent le danger qu'il y auroit de vouloir le renverser; mais s'il arrivoit, eoTilre toute attente, que l'îLmbassadeur du Roi s'aperçût que la cour impériale voulût faire quelque démarche opposée aux lois et constitutions germaniques, il en tnformeroii sur-le-champ le sieur duc de Choiseul, ministre dos affaireu étrangères, afin que le Koi pût k temps employer le» mesures nécessaires pour prévenir les inconvénients qui pourroienl ea résulter pour FEmpire, pour la cour de Vienne et pour l'alliance.

Quoique le sieur marquis de Durfort ait pu connoître, par les lettres qui lui ont été communiquées, l'état où se trouvent différentes affaires que le Roi fait traiter vis-h-vis de l'Empereur

TiiAiTi: avkj: nassahs A.MtnuiTK.

mnollorir «Ir l'Empire, on a rni cepeiulaiil ilrvt»ir l'iii- >ift particulier sur chacune di^ ses affaires. Elles sont au de Irois :

La première intéresse directement hi France ; 4'IIe regarde ^^èglement des limites et l'«Vlinng:e de la mairie de Crehan^e. it le Roi est convcnii avec le prinee de Nassau-Saarbriick'. Sa ijeslé s'est engagée à sollicilf'r la eonfirmaliun el le consenlekiit de l'Empereur et de l'Empire. On remet à cet effet au sieur rquis de Durfort la copie de la convention avec un mémoire U il arnjrapaf^nera la remise qu'il en feni au vice-chaueelier flErapire, aussitôt après son arrivée à Vienne. Le Roi demande )a Majesté Impériale qu'elle veuille bien se faire rendre eompledes stipulations de la convention, la conlirmer et instruire la diète générale de TEmpire, par un décret de commission, de

Kpprobation qu'elle y aura donnée. Si celte marche qui paroit plus «impie et la plus nalurelln, n étoit point adoptée par la Mur impériale^ l'ambassadeur du Roi en rendroit compte, afin ^be Sa Majesté put prendre d'autres mesures pour faire porter Hite affaire aux Etats assemblés à Ratisbonne. ^ L agent du prince de Nassau à Vienne est muni des pii>ces |i>ëw pouvoirs nécessaires pour remplir au nom de son maître, ce que les membres de TËmpire doivent en pareille occasion à leur chef. Cet agent a ordre df ne faire aucun pas sans l'aveu préalable de l'ambassadeur du Riu qui dtrii^era ses démarches, ranfittera de ses conseils et Tappuieni de ses bons offices. L'ambassadeur observera que ces deux démarches correspon-

til4w du Roi et du prince de Nassau doivent s'exécuter dans le me temps.

Le Boi ne doute pas que l'Empereur ne se porte volontiers h approuver une convention, dont l'objet principal est d'abolir

talea les discussions que le mélange des possessions et rincerode des droits occasionnoionl; discussions qui auroient pu Iroubler le bon voisinage entre la France et l'Empire. (!et arran-

Bit eKl d'ailleurs fondé sur le traité de 1738; on peut ajouter miVf d'«cbang« et de limitea eotre tu France et N«jM«u-SurttrOck,l5 fd^

. I.K MARQLIS DE DURFOHT. I7(.6.

qu'il est 1res avanlag-oux au prince de Nassau et par conaéquenl à l'Enipiro. Les iigeiiLs de c«' princt' Tonl bicneonniiT et ilssesonl hAtés d'y donner leur consentement.

Le mémoire particulier ci-joint fera connoître en détail h Famljassad^ur du Roi les motifs, les principes et les avautagem de cette convention.

Le seul obstacle que l'on prévoit consiste dans l'opposilion de 1 abbaye do Wadgasscn, qui doit Atre comprime dans le» cessions qur le prince de Nassau fait au Roi. Elle sVst adressée m con.seil auliquo, où elle n'a pas été écoulée jusqu'à présent, et il s'agit d'empêcher qu'elle ne le soit dans la suite. Le sieur marquis do Durfort trouvera dans le mémoire qu'on vient de loi annoncer que ces religieux sont sans qualité comme sans intérêt de résislt3r aux dispositions de la convention. Nous espérons que 1 Euiperuur sentira que leurs vaines déclamations ne doivent pas renvei"ser ni arrêter les aiTangements salutaires faits entre le Roi et le prince de Nassau-Saarbruck, en exécution d'un traité de paix solennel, d'autant que le Roi est informé que la plus saine partie dos religieux de c-etto maisou désire de passer sous sa domination ; d'ailleurs Sa Majesté Impériale reconnoît qoou ne ponrroit pourvoir plus énergiquemenl ni plus posiliveintDl qu'on l'a fait au maintien des droits, des privilèges et des sions d«" l'abbaye de Wadgassen.

Lumbassadeur ajoutera à toutes ces considérations que k Roi espère de l'amitié de Leurs Majestés Impériales et en faveur de l'union qui règne entre les deux cours, que dans une alfaire iiussi simple que juste, elle ne souiïrira pas que l'obstinatiuli déplacée d'un moine puisse balancer les droits et les avantages de la maison de Nassau appuyés de l'intérêt commun de la France et de l'Empire.

Le sieur manpiis de Durfort sui>Ta cette affaire avec beaucoup d'exactitude, et il apportcia tous ses soins à la faire terminer promptemont it la satisfaclion de Su Majesté. Il recueillera avec attention ce qui pourra servir à faire connoi Ire les dispositions de la cour impériale à cet égard, afm que le Roi puisse lui fairo parvenir ses ordres en conséquence.

La deuxième alfaire que Sa Majesté fait, traiter vis-à-vis du

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