‹ AustricheChapitre 140 sur 179 · M. DURAND · texte numérisé non relu

M. DURAND

ViMOlRB POrB SERVIR D'tNSTRL'CTION hV SIEUR Dl'KASO, COEVALUlIt DE l/ORDRi: DE SAIirr-LAZARE, PREMIER COMMIS DU DÉPÔT DES ATFilBD ÉTRANGÈBES, ALLANT, PAR LN'TÉRIM, A VIENNE. EN yt^' ALITÉ DE HLVWTM PLÉNIPOTENTIAIRE DU ROI. VERSAILLES, 30 MAI 1770'.

lit' sieur baron de Breleuil, nommé à Tambûssade de Vicane, ne pouvant se rendre à sa destination que vers rarrière-saisou, le Roi s'est déterminé à y envoyer le sieur Durand pour preûdre soin de ses affaires dans cet intervalle. Il sera muai, en coraéquenc<^, de lettres do créance pour Leurs Majestés Impériales et Royales, en qualité de ministre plénipotentiaire.

La communiration qui lui a été donnée de toutes les afiaires qui ont été traitées depuis quelque temps avec la cour de Vienne, le mettra en état de les suivi-e, et les instructions qui lui seront adressées successivement achèveront de le mettre au fait de tout ce qui est relatif au bien du service de Sa Majesté à cette cour.

Le sieur Durand est pleinement instruit des liaisons iatiuifs et sincères qui subsistent entre la France et TAutriche. Une alliance cimentée par une fidélité éprouvée pendant quatorze ans et consolidée pur les sentiments personnels des souverains, qu'un mariage désiré vient de resserrer encore à la g-rando salisfaction du Roi*, forme la ba.se de notre situation vis-à-vis de h cour de Vienne, ainsi que celle de la partie principale de notre système politique. Le ministre plénipotentiaire ne perdra jamai* ce tableau de vue, et il ne négligera aucune occasion de convaincre de plus en plus Leurs Majestés Impériales de la vivacité des sentiments du Roi pour elles ainsi que de sa persévérance dans ralliance.

De tous les objets qui peuvent dans c<ù moment-ci occuper la politique des deux cours, celui des affaires de Pologne et de U

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