‹ AustricheChapitre 141 sur 179 · Vienn«, 1770. T. CCCXUI · texte numérisé non relu

Vienn«, 1770. T. CCCXUI

2. Le daupliia, plus tard Louis XVI, UTail épousé le t6 mai 1770, l'archidadieal» Marie>ÂQtoiuette.

AFFAIRES l)K POLOGNE.

guerre entre la Russie oi les Turcs est sans contredit le plus important et celui dont il est plu» inslttul de s'ocruper.

L'iutér«^t de la France et de FAutriche est essentiellement le mémo h c«t ég-urd : nnainleuir l'indépendance de la Pologne et ■ontenir l'ambition de la Russie et le débordement de sa puis- ^uee, sont detix points dont les deux cours ont depuis long- PHnipB recounu Kutilit^ et la nécessité; mais celle de Vienne, soit par son éloig;nement pour tout te qui pourroJl étendre le feu de Wm guerre, soit par TelTet de quelques dispositions ou de quelques vues secrètes, soit par celui de quelques défiances i)u'olle dissimule, u*a voulu adopter ttucuu systi^me actif, et elle s'est tenue daas une inaction dont les effets deviennent de jour en jour plus Binestes, mais dont il seroit important que le ministre plénipo- ^■nliaire du Roi pùl approfuiulir les iMuses, dont la permanence Mérite toute notre attention.

Les choses se trouvent maintenant à un point do crise qui

Hprce la cour de Vienne à s'occuper d'un objet sur lequel elle ne

parotl avoir jusqu'ici porté que dos regards assez indifférents;

Kiis le premier mouvement de cette espèce de réveil est de ercher à éteindre un feu dont elle semble, pai-dessus tout, appréhender les progrès, et à prévenir des événements dont elle ne parolt pas penser à diriger le cours.

La faï;on de penser du Roi diJK^re k cet égard de celle do H^^WB Majestés Impériales; elle est exprimée dans l'écrit ci-joint HHp^Ie titre de « Réflexions sur l'état présent de la Pologne »>.

C'est particulièrement pour traiter cet objet que Sa Majesté

Vest. déterminée à envoyer le sieur Durand à Viemie, et pour

^■BOfinollre à fond les dispositions de cette cour k cet égard.

^P^Comme il n*est pas possible d'inÛuer eflicacement sur les

affaires de Pologne sans une coopération quelconque de Leurs

Majestés Impériales, le sieur Durand cherchera d'abord à faire

adopter le système que le Roi croit élre le plus utile et le plus

convenable dans ta circonstance actuelle.

Si la répugnance de la cour de Vienne paroissoit invincible,

hisi elle persistoit à n'envisager que dans une paix prochaine le

point précis do sa tranquillité, le Roi pourroit dif licitement se

dispenser d*eQlrer dans les mêmes vues, et il s'a^iroit alors de

M. IMHAM». ITTit.

former : ]" un plan de purification, conforme à riiitérêl trKliNjwfi- Milil»' dfs deux cours, c'est-à-dire qni gariii»!îs»i' lu Pointu» di' raBservisRomcnl, et qui enlève à la Russie la prépondérance de puisKanco dont son but esl do s'assurer; 2" un phm pour disposer les esprits à adoplrr In système do pacification dont les denx cfuirs seront convenues; lo Roi ne se refusera pus aux démarches qu'il sora eonvcnalde do faire on conséquence, soit auprès d<^ la Porte (htomane, soit auprès des confédérés; Leurs Majestés Impériales doivent de leur c6lé se charger d'en faire de corres» pondantes auprès de la cour de Pétersbourg.

Mais cette négociation seroit infructueuse et rorgueil de la Russie s'accroîtroit de sa mauvaise réussite, si la cour de Vienne ne proliloit pas de sa position pour se mettre en mesure de faire respecter l'intervention des <leux cours par des mesures de vig^ueur capables d'en imposer à une puissance foible que iu.'« succès eni\Tent, mais que le moindre mouvement de craioU' doit ramener au sentiment de cette foiblesse.

De légers secours accordés aux confédérés et qui paroltronl eu annoncer de plus considérables, joints aux démonslraliûii* qu'on a commencé à faire sur les frontières de Hongrie cl do Transylvanie^ sufruoiiL. selon toute apparence, pour remplir cet objet; et il ne seroit pas difficile de combiner cette conduite do manière à ne pas donner d'ombrage à la cour de Berlin dont l'exomple la justilieroil d'ailleurs suffisamment. Peul-étJV létal actuel de foiblesse el d'épuisement où se trouve le Roi de Prusse pourra-t-il influer sur les résolutions du cabinet A? Vienne.

On ne peut ici qu'indiquer ces points de vue généraux, d'après lesquels le minisire plénipotentiaire du Rot dirigera sou langage, sa conduite et ses efforts. La connoissance qu'il a des inlontions du Roi le mettra en état de servir les \*ues do la cour de Vienne, d'édaircir une matière sur laquelle les deux cours ne se sont pas encore expliquées positivement et de former un plan qui puisse mériter leur approbation.

Comme il est important, à tout événement, de ménageries esjirits des confédérés, et même de diriger leur conduite d'une manière utile à leur propre cause et analogue aux vues du Roi.

AFFAIRES DE iMH.or.NE.

Rfpiir tiurnruî [trcmlra ce timihlj' soin n>iifiirm<^moTj1 au lyttU'tiii' iiuliqtié dans ITm-H! qu'on a rléJH rilr'. (hi lui renverra 5n ron.Héquenr»^ toutes les alïaJres ile l.i Confédération; c'est h lui qu»* Vnn adressera le» chefs et les particuliers qui auront des Bbyîh à donner ou des proposition» à faire. Il sera le cnntre de IrMiles les correspondances relatives à cet objet; la conJiaiire et

|)a considération qu'il s'est acquises en Pologne le rendciil plus propre que personue à cet emploi délicat. [ Comme dans l'exécution de tant d'objets, il aura probn- Weim-nl besoin de quelques agents itilrlli^ents et aflidés, le Iloi —jcJjorge le sieur Dumouriez de le suivre à Vienne ' ; son enqitoi ^^■era d'exécuter les commissions dont li* sieur Durand le clinr- Hgera, soit pour se procurer des nouvelles certaines, soîl pour ^négocier avei* les Polonois, soît pour les faire coopérer avec lui au succès des enln^prises (ju'il lui sufi^grérera; en nu mot, cet oflicieraura ordre de remplir Ions les objels dinslructions dont le ministre plénipotentiaire de Sa Majesté croira devoir le charger Hbow le bien du service.

^K Xt^nieur Durand, étant instruit du concerl établi entre le Roi

^W 1» cour de Dresde relativement aux alfaires de Pologne,

sentira la" nécessité de se mettre en correspondance avec le

■•i^ur baron de Zuckmiintel * qui en est prévenu de son côté, et

h qui on recommande de la suivre avec exactitude et une entière

confiance.

Le ministre [dénipotentiairo du Roi suivra aussi, par rapport

à Ln c^iTespondanco aver; M. le chevalier de Saint-I*riest *, l'usage

qu'il trouvera établi, de faire part à cet ambassadeur de toutes

^ie» choses qui penvenl être utiles an se nice du Hoi et intéresser

Mé Porte. (|uant ;i l;i négociation doni le sieur Ihinind est chargé,

^V I, ChoiMul Kvait décidé d'envoyer um coulédMi-és de» otQciei'» frânçJiU qut

^P*r»i«al chtff<^« de l'etéculion d'uo plan arrête à Paris avec Mokranowtki, députe

Hl'* coaf«'d«réc en Franc**. Dumouriez, qui avait stirvî avec dialiuctioii peada^l U

pnwti «le 8«pi atw fi avMÎt été employé par Choiseul en Corsa, fui de>iga4 fiour

l|t«r C«« Opié««ti<MDa.

s. Le ooiTibi* de Zuclcmantel, un ds» agent* d« la correapondauce aecrète de ieXV, 3. II. d*' Sainl-Prir»i, anibaa«ad«ur de Krauor à Cnnatanlinupie* ou il avait

wéda, en llftH. n M. d<» V«'rirrrino«.

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