AFFAIRES D'ORIENT ET DE POLOCNE
IX DUC D* AIGUILLON AU PRINCE LOUIS DE ROHAN. A VERSAILLES, LE 6 JANVIER 1772'.
J'ai reçu, Monsieur, la tlépêchc n" 1 quo vous m'avez fait [l'honneur d(» m'adresser lo 20 ilu mnis passé, Vnlro loltro pour le
loi m'ji été reniis« en même temps, et j'ai eii rhonnriir Ho la
irési'nlor à Sa Majesté.
Nous sentons bien que votre débuta Vienne étoit encore trop îot pour que vous pussiez rien ajouter aux rclaiions do
"Durand; mais nous connoissons trop votre zù(e et tous les
t avantages dont vous pouvez faire un usage utile au service du Roi pour no pas attendre de votre part !es relations le» plus intéressantes dfuis ta position actuelle des affaires générales. Les résolutions de la rour de Vienne devant décider de l'état de la liartio orientale do l'Europe, do l'issue do la jj'uerre qui s'est aliumée entre les Russes et les Turc» et du sort de la Pologne, tous ces objets dignes de fixer l'altention de Sa Majesté feront la matiëre do l'observation assidue et réfléchie, laquelle dans le moment actuel forme le point c^ipital de vos instruction», ^p Le T(Àe passif est en effet, Monsieur, le seul qui soit assorti aux vœux et aux senlimenls du Roi. Le maintien de la paix dans l'orcident de l'Europe foi-me le premier rtbjel de sa politique bienfaisante et modérée ; elle ne peut se flatter d'écarter le fléau des guerres de ses EUts qu'autant qu'elle évitera de s'engager éann une querelle qui ne l'intéresse qu'indirectement, et la distance des lieux seule la dispenseroit de s'en occuper jusqu'à on certain point.
C'est là, Monsieur, une des maximes les plus essentielles du gytlème du Roi; sa résolution est d'autant plus ferme et plus constante qu'elle n'a aucun engagement qui puisse balancer lu considération du bonheur de ses peuples et itu bien de l'humanité. Si elle donne quelque chose à des inléréls indirects et ù des combinaisons éloignées d'une politique prévoyante, ce n'est que
f. Aulriche. IT72. T. CCCXVllI.
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