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SYSTÈME POLITIQUE DE LA FRANCE

e^i fortifier celui que les ennemis de l'alliance s'efforcent d*y conaen'er. L'ambassadeur du Roi n'hésitera point, dans roccasion,

s'expliquer dans ce sens et de donner au corps helvétique el membres des marques diutérêtet de protection.

Od a cru devoir rassembler ainsi, avec quoique étendue, les principaux traits du système politique de la maison d'Autriche, afin de ne pas m^ter ces détails à la partie active de ce mémoire, el parce que la counoissance des intérêts, des vues et de la conduite de cette cour est indii^pensable à quiconque est chargé de négocier avec elle.

Des alliances du Roi et particulièrement de celle avec la maison d'Autriche.

tyfttèmo que le Roi u trouvé établi, à son avènement au ►, consistoit :

i" Dans l'union étroite formée avec l'Espagne par le Pacte de famille ;

12* Dans rallianee défensive contractée avec la cour de Vienno par le traité du 1" mai 1756 ; 3° Dans des liaisons indélinies avec la Suède; V On doit rappeler ici le systiime fondamental de la couronne de France depuis plus d'un siècle : celui de la garantie de la constilution et d»^s libertés germaniques fondées sur les traités do

IWeslphalic; 5* On peut aussi placer ici les engagements conlractés pour la protection de la république de Gènes.

On va déduire succiactcmenl ces différents objets, en finissant psr ce qui concerne l'alliance avec la cour de Vienne.

Espagne.

Le Pacte de fnmillr est fondé sur le» liens les plus indissolubles : du sang:, de l'amitié et de Tinlérêt politique, et il contribue réciproquement h les cimenter.

Il établit une indivisibilité de vues et de conduite i]ui remplit

dmirablemcnt le double objet d'opposer k la marine angloise

des forces supérieures dans les forces réunies des deux monar-

chies, cl de tempérer le pcuchaol que l'Angleleire a d'attaquer la France par sa répugnance à rompre avec TEspagne. CiMlc répugnance n'est néanmoins pan réciproque, car l'Angleterre a toujiHirs H gagner avec l'Espagne par sou comnieive licite ou illicite, et TEspagne a tout à redouter de la supériorité des forces augloises dans l'Amérique septentrionale.

Il résulte de là que l'ennemi le plus dangereux et le plos puissant des deux couronnes est leur ennemi commun. Elles ont aussi un intér<H égal à maintenir les possessions des princ«\s de France en Italie et la balance déjà si altérée de celte région. Si la France avoit des démêlés ou des intérêts isolés, TËspagne «eroit maîtresse de n'y entrer qu'autant qu'elle le voudroil, ainsi qu'elle la fait relativement h la Suède, à la Pologne et à la Porte Ollomane. Enfin, la France lui servant de boulevard vis-à-m des princes du continent, hoi's le Portugal, il e«l sensible que cette union olfre des avantages réciproques, qui» malgré lu contiguïté des possessions et ijuelques discussions de frontières, ne sont balancés par aucune opiiosition marquée de vues et d'intérêt.

11 est donc naturel que le Roi regarde le Pacte de famille comme la base de sa politique, et que tant que l'Espagne sert fidèle à Pesprit qui a formé leur union. Sa Majesté s'occupe avant tout du soin do la resserrer. Le ministère espajoiol nous a quelquefois fait éprouver de la roidour dans les allaires de dét^iil, mais ce sont de légers nuages, incapables d'altérer une union établie sur des bases aussi solides.

L'ambassadeur du Roi aura la plus grande attention de ne laisser porter aucune aUeiule à l'opinion qu'il importe à Sa Majesté que la cour de Vienne surtout ait de son attachement au Pacte de famille, dont Leurs Majestés Impériales ont montré plus d'une fois do la jalousie. On a déjà rapporté leui* conduite à cet égard. 11 est de l'intérêt du Roi, que sans articuler jamais une compEiraison désobligeante, son ambassadeur chercbe à faire sentir que cette alliance suffiroit h l'intérêt politique essentiel de la France ; qu'elle est aussi solide qu'avantageuse, et que toatt! autre alliance n'est pour le Roi qu'une aiïaire de choix, de seulimcnt ou de convenance.

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