LA FRANCK ET LA PRUSSE
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lîhfiB, et que si nous montrions îa plus U^gèro disp«>»i(inn à
U8 Uniir on nif^surc ii\i\c hii, il s't'm{iiM'SH(Toil d'en abuser pour intérêt de son ambilion et de sa politiquo, auquel il s« livre
18 niosuro et sans rel»«nue.
II en a donné un»' prouve rôoenlii ol posliruMui' au parlng'O
<! la Pologne, lorsqu'il s<j proposa d** tranrhor los dini<'till»*H qui r'éleYoienl pour Hxer les lots respeclifs, on melUiil eu mosMc
ule la Pologne et la Turquie européenne, pour les partager entre les trois cours.
Celte idée, qui rarartérise la Uït^an iU> [leuser de ev prince cl qu'il faut s'abstenir de raraclériser, a été rejetée avec borreur. Il faut espérer qu'il n'aura pas l'adresse do forcer les doux autres cours à la réaliser; mais il en résulte que toute liaison avec cette puissance est impossible , lorsqu'on n'est pas résolu de fouler aux pieds la justice et rhumauité.
\ En faisant abstraction de vérités aussi affligeantes , la France a le plus grand intérêt à la consenation de la monarrbic [irui- SMnne. et même au degré d'arcroissemenl qui la nirtlra rncore phM parfaitement de niveau qu'elle ne l'est aujourd'hui, avec la puissance autrichienne, parce que la c^ur de Vienne Nejitira mieux Pavantage de cultiver raltiance^ et que si elle venoil ii la rompre, la cour de Berlin nous offriroît les moyens de ne pus lu regretter.
Le Hoi u'auroit donc aucun motif de s'opposer aux ac<:roiMe-
euls que le cours des événemeuts doit procurer à la monarchie prussienne, tels que le Mecklembourg et les marquisats de FntO' oonie, si ce n'est en tant qu'ils alarmeroient lu cour de Vienne ei menaceroient parla la tranquillité publique. L'ambassadeur du Roi saUtra cette nuance d'intérêt, mai» il sentira qull oonirifnl de dissimuler à la cour de Vienne nos sentimeoU à Mi égard.
Au siuplua, l'ambtiMdeur e«t instniil de Ions let rajeU d'inquiétude que la conduite de l'Empereur a donnée rebUireaMni à aon union avec le roi de Fniue. Leurs enUevnee ihipliéet\ Testime mêlée d'eotboBsiasme qoe Sa H^eelé Impériale léflH»gBoil pour ce prince, leurs compltieiaeee rêcipn>q«ee, lenr oor-
inim
496 LE BARON DE BRETEUIL, i774.
respondancc secrète' pouvoient en effet porter ombrage et en ont véritablement donné à Tlmpératrice-Reine elle-même. Cette séduction, si elle a jamais existé, paroît s'être afToiblie à mesure que la connoissance des affaires et des hommes a détruit l'illusion. Cet objet est néanmoins trop important pour négliger d'approfondir à quel point Fintelligence de ces deux princes en est dans le moment présent, et Tambassadeur du Roi n'épargnera rien pour se procurer des notions certaines à cet égard.
La Russie.
L'embarras de la cour de Vienne, lorsqu'elle a voulu consolider l'union entre la France et la Russie, a toujours été de chercher un point d'appui et des objets communs d'intérêt, et son désespoir a été de n'en pas trouver. Tel est véritablement l'effet de la situation politique et géographique de la France et de la Russie, qu'on conçoit aisément en l'examinant de près. Il résulte de là que, quoique sans démêlé direct qui les divise, les deux cours ne pourroient trouver une base solide à leur union que dans des vues malheureusement chimériques de modération et dans un sincère amour de la tranquillité.
Dans le moment actuel, le ressentiment que Catherine II conserve de la révolution opérée en Suède et les projets qu'elle parolt avoir conçus de fomenter les mécontentements domestiques des Suédois pour renverser la constitution actuelle, forment des objets sérieux de division dont il n'est pas possible de calculer les progrès et le terme.
Au surplus la part qu'a eue la France à la restauration de la Suède ainsi qu'à la déclaration de guerre que la Porte fit en 1768 à la Russie, a inspiré à Catherine II une violente animosité contre la France et le nom françois; et plusieurs autres faits, vrais ou supposés, ont nourri ces dispositions que la cour do Rerlin a d'ailleurs pris soin d'entretenir.
Catherine II parolt concentrer ses intérêts dans ses liaisons intimes avec le roi de Prusse, qui ont commencé dès l'instant que
1. Lettras identiques échangées les 27 et 28 août 1769 et stipulant la neutralité à observer en cas de guerre entre la France et l'Angleterre.
KUSSIK, DAMiMAHK, ALLKM.VGNK.
B proi
©Ite princesse s'esl pbcôu sur 1p trôno, et qu'on csl fondé à ttribuer h sa sécurilé |tersomieUe, les inlérèls de It-mpire russe étant contraire».
i}inn qu'il en soil, les disposition» pei'sonnelles de l'impéra-
ice de Russie ont constamment, rendu infructueuses les tenta-
ivos que le feu Roi a fjiites pour réunir la Russie ù sou alliam-'B
lu cour de Vienne.
Le sieur Durand ' est pm-venu à. éclairer une bonne partie de la
natioQ sur la fausse politique que ii- jj^juvernement suit; mais ses
progrès pour dissiper les préventions de la souveraine ne sont
encore sensibles, et le ministère continue à être livré à des
insinuations étrangères. Dans celle position , le Roi n** peut
former aucun plan de né^^ocialion positive ni même êv».'nluellc
vec cette cour, et il n»>. peut qn'alleiidre les événements pour
îug^er si la cour de Vienne, malgré le flian^^Muent des circon-
tances, reprendra ses projets d'unir les Irois puissances.
Le Dafiemark.
La foiblesse de celle cour, les désordres de son gouveriirl' et la fausseté de sa politique coutrilmenl égalrmi'ul à la priver de loute considération. liJle ne peut «Hre envisagée que comme un salellilr de la Russie; et rien n'annonrr jusqu'ici que le Danemark soit disposé à écouler les raisons puissantes qui lui parlent secrètement pour une union étroite avec la Suède.
L'Empire d'Allemagne.
L'ambassadeur du Itoi a vu jilus haut le système de Sa Majesté relativement au corps gennanique et la résolution inébranlable où elle est de maintenir sa constitution sur le pied des traités de Weslphaiie.
11 est important d'établir celle façon de penser, soit pour détourner la cour de Vietnie de faire au Roi aucune proposition